Genève : Mupande brise le silence, dément sa présence et accuse une manipulation de son nom

Depuis le Colorado (États-Unis), le 14 avril 2026, l’expert congolais et ancien directeur général du Cadastre minier (CAMI), Jean-Félix Mupande, a formellement démenti toute participation aux négociations de Genève entre le gouvernement congolais et l’AFC-M23. Mentionné sur une liste de délégués présumés, il affirme n’avoir jamais été contacté ni impliqué dans ce processus diplomatique. Dans une vidéo rendue publique, il dit se trouver en laboratoire universitaire à la Colorado School of Mines, où il poursuit ses recherches en pétrologie, dénonçant une utilisation non autorisée de son identité dans un contexte politique sensible.

“Le nom volé dans la brume diplomatique”

La polémique éclate autour d’une liste de participants aux discussions de Genève, où figure le nom de Jean-Félix Mupande. Mais l’intéressé tranche net. Dans une vidéo, il affirme : « Il faudrait que tu saches que je n’ai jamais été contacté ». Une déclaration qui cherche à dissiper toute confusion dans un climat diplomatique déjà tendu.

“Colorado : laboratoire contre coulisses politiques”

Loin des couloirs suisses, Mupande revendique une présence continue dans le milieu académique américain. « Je t’envoie cette vidéo pour te montrer que je suis au laboratoire actuellement », précise-t-il. Il oppose ainsi la rigueur scientifique de la pétrologie aux dynamiques opaques des négociations politiques africaines.

“Genève et la guerre des noms”

La controverse dépasse le simple démenti individuel. Elle interroge les pratiques de légitimation diplomatique. Selon lui, son nom aurait pu être utilisé sans son consentement : « Il est probable que l’autre partie ait cherché à se renforcer avec des experts ». Une hypothèse qui met en lumière les stratégies de crédibilité dans les processus de négociation.

“Science contre politique : ligne de fracture assumée”

Jean-Félix Mupande insiste sur l’incompatibilité entre ses travaux et toute implication politique : « Ces roches n’ont rien à voir avec la politique ». Il revendique une frontière nette entre recherche et diplomatie, et appelle à être laissé en dehors des tensions : « Laissez-moi en paix et continuer ce que je fais ». Cette affaire révèle moins une simple confusion qu’un enjeu de légitimité dans les négociations internationales, où les noms deviennent des instruments politiques.

Comme le rappelait Hannah Arendt : « Le pouvoir naît là où les hommes agissent ensemble, mais il disparaît dès que la parole est détournée ». Entre science, diplomatie et instrumentalisation des identités, Genève devient ici le théâtre silencieux d’une bataille invisible : celle de la crédibilité.

Didier BOFATSHI

MPC / VFI7, voltefaceinfos7.com

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