La formation pastorale et l’éthique ont occupé le cœur de la cinquième soirée de la Convention pastorale 2026, vendredi 9 octobre, au Centre Évangélique Francophone Vie Eternelle (La Borne Kindele), à Kinshasa. Le docteur Jacques Landu y a souligné l’importance de former des responsables chrétiens compétents et intègres. Son message place la crédibilité du ministère au croisement du savoir biblique et de l’exemplarité.
La formation pastorale, un socle pour servir avec compétence
La cinquième soirée de la Convention pastorale 2026 a poursuivi son parcours d’enseignement autour du thème général « Formation pastorale pour un ministère crédible ». Devant les participants réunis au Centre Évangélique Francophone Vie Eternelle (La Borne Kindele), le docteur Jacques Landu, du Centre Évangélique Francophone Arche de l’Alliance de Lemba, a développé le sous-thème consacré à la formation et à l’éthique pastorale.
Présentant l’orateur, le pasteur Jérémie Mwanza Epomba, hôte de la rencontre, a rappelé son parcours théologique et son engagement dans la formation. Il a notamment évoqué ses premières études à La Borne et son parcours de professeur à la faculté de théologie des Assemblées de Dieu.
Dans son enseignement, Jacques Landu a cité Moïse, les disciples de Jésus et l’apôtre Paul pour illustrer différentes formes d’apprentissage. Il a insisté sur l’importance du mentorat, de l’encadrement ecclésiastique et des études théologiques, tout en rappelant la nécessité de rester fidèle à la saine doctrine.
La formation apparaît ainsi comme une lampe qui éclaire le chemin du ministère. Elle approfondit les connaissances bibliques, développe les compétences et prépare les responsables à leurs obligations spirituelles. Pour l’orateur, elle contribue également à l’édification de l’Église et à la transmission fidèle des enseignements des Écritures.
L’éthique pastorale, une exigence de conduite
Le deuxième axe de l’intervention a porté sur la définition de l’éthique et ses différents domaines. Jacques Landu a distingué l’éthique sociale, professionnelle, médicale, sportive et pastorale. Cette dernière concerne particulièrement la conduite morale et spirituelle des personnes chargées de guider les communautés chrétiennes.
L’orateur a également différencié l’éthique de la morale : si la morale renvoie aux règles qui orientent les comportements, l’éthique examine ces règles et les principes qui fondent les décisions.
À l’appui de son propos, il a rappelé Genèse 17:1, où Dieu appelle Abraham à marcher devant lui et à être intègre. Il s’est aussi référé à 1 Timothée 4:12, qui invite le croyant à devenir un modèle dans sa conduite, son amour, sa foi et sa pureté.
« Un ministère crédible ne repose pas uniquement sur les miracles, les qualités oratoires ou la taille d’une assemblée, mais aussi sur le caractère de celui qui exerce le ministère », souligne le message de l’intervention.
Cette exigence prend une dimension particulière face aux scandales et aux comportements contraires aux valeurs chrétiennes évoqués par l’orateur. Sans assimiler ces dérives à l’ensemble des responsables religieux, il a appelé à renforcer la formation et l’encadrement éthique.
Les fondements bibliques, une boussole pour les responsables
Le troisième axe a mis en lumière les références bibliques présentées comme fondements de l’éthique pastorale. Jacques Landu a notamment évoqué les Dix Commandements, le double commandement de l’amour, le Sermon sur la montagne et les épîtres pastorales.
Ces textes rappellent les qualités attendues des responsables chrétiens : maîtrise de soi, douceur, hospitalité, capacité d’enseigner et bon témoignage auprès des personnes extérieures à l’Église.
En s’appuyant sur 1 Pierre 5:1-4, l’orateur a souligné que le ministère pastoral ne doit pas devenir un instrument de domination. Le responsable est appelé à prendre soin du troupeau avec dévouement, sans rechercher des intérêts égoïstes ni exercer une autorité abusive.
Dans cette perspective évangélique, la responsabilité pastorale ressemble moins à un trône qu’à une charge de service. L’autorité se mesure à la fidélité, à l’attention portée aux fidèles et à la cohérence entre les paroles proclamées et les actes posés.
Formation et éthique pastorale, deux piliers indissociables
Le quatrième axe a porté sur la complémentarité entre les connaissances acquises et la conduite quotidienne. La formation équipe le responsable ; l’éthique oriente l’usage de ses compétences. L’une sans l’autre ne suffit pas à établir la crédibilité recherchée.
L’honnêteté financière, la transparence, la capacité d’écoute, la sagesse dans la résolution des conflits et le respect des fidèles figurent parmi les qualités mises en avant.
La croissance d’une assemblée ou la popularité d’un prédicateur ne constitue donc pas, à elle seule, une preuve d’intégrité. Le ministère crédible se construit dans la durée, lorsque l’enseignement, le comportement et les valeurs professées avancent dans la même direction.
Cette cinquième soirée laisse ainsi un appel clair aux responsables chrétiens : approfondir leur formation, cultiver leur caractère et servir avec responsabilité. Le docteur Jacques Landu a développé cette vision avant l’intervention annoncée du docteur Marcel Bomboko, attendu pour conclure la série d’enseignements ce dimanche 09 octobre 2026 à partir de 18h00′ à La Borne Kindele.

La question demeure : comment les Églises peuvent-elles faire de la formation et de l’éthique des engagements durables ?
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