À Kinshasa, les Fidèles catholiques kinois demandent davantage d’écoute avant parole politique des évêques. Leur appel, lancé mardi 11 août 2026, intervient dans le débat sur le dialogue national. Le mouvement soutient le dialogue, mais rejette la présence d’acteurs armés liés aux violences dans l’Est.
Fidèles catholiques kinois : une demande d’écoute
Lors d’un point de presse à Kinshasa, les FCK ont demandé plus de consultation. Ils invitent les évêques à privilégier médiation et conciliation.
Aristide Kasongo a défendu cette demande. « Nous avons toute la considération pour nos pères spirituels », a-t-il déclaré. Il estime que les fidèles disposent d’une capacité de discernement.
Les FCK rappellent les anciennes « commissions des intellectuels ». Ces cadres favorisaient des échanges avant certaines prises de position.
Dialogue national : une ligne rouge
Les FCK soutiennent le dialogue. Toutefois, ils demandent un cadre clair avant participation.
Le mouvement refuse la présence d’acteurs armés responsables des violences dans l’Est. « Les Africains ne refusent jamais le dialogue », ont-ils affirmé.
Une parole qui change de centre
Le sens caché essentiel concerne la place des fidèles dans la parole publique. Leur demande vise une consultation régulière avant les positions politiques des évêques.
John Dewey estimait que la démocratie repose sur la participation. Ici, la consultation peut rapprocher autorité pastorale et responsabilité citoyenne.
Les Fidèles catholiques kinois posent une question : les évêques renforceront-ils cette consultation sans affaiblir leur mission de médiation ?
Didier BOFATSHI
News.cd

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