La course à la présidence de la Fédération congolaise de football association (FECOFA) entre dans une phase décisive. À l’issue de la clôture des dépôts, intervenue dans la nuit du mardi 21 avril 2026, neuf candidats ont officiellement déclaré leur ambition de diriger le football congolais. Le scrutin, fixé au 20 mai prochain, s’annonce hautement disputé, avec une règle implacable : obtenir la majorité absolue de 35 voix sur 68 pour s’imposer. Avant cela, place au filtre institutionnel validation des dossiers, recours éventuels et lancement d’une campagne qui s’annonce électrique.
Neuf visages, un pouvoir
Ils sont neuf à convoiter le sommet de la FECOFA, neuf trajectoires pour un seul fauteuil. Parmi eux, des figures connues du paysage footballistique et administratif : Véron Mosengo-Omba, Shabani Nonda, Aziz Makukula ou encore Bosco Mwehu. À leurs côtés, d’autres profils entendent créer la surprise : Max Mayaka, Kevin Issa, Jean-Didier Masamba Malunga, Patrice-Rainier Mangenda et Jean-Claude Mukanya.
Le filtre institutionnel
Avant l’arène électorale, un premier tri s’impose. La commission électorale doit désormais examiner la conformité administrative et statutaire des dossiers déposés. Une étape décisive, susceptible d’écrémer la liste avant la publication officielle des candidatures retenues. Un temps de recours est également prévu, renforçant la rigueur procédurale d’un scrutin placé sous haute surveillance.
35 voix ou rien
La règle est claire, presque brutale : pour être élu, un candidat devra franchir le seuil des 35 voix sur les 68 membres du corps électoral. Une majorité absolue qui impose alliances, stratégies et négociations en coulisses. Dans ce système fermé, chaque voix devient une pièce d’échiquier, chaque soutien une clé potentielle vers le pouvoir.
Vers une campagne électrique
Une fois les candidatures validées, la campagne pourra officiellement s’ouvrir. Elle promet d’être intense, tant les enjeux dépassent le simple cadre sportif : gouvernance, crédibilité internationale, développement du football local. La FECOFA, longtemps fragilisée par des crises internes, cherche un nouveau souffle — et peut-être une nouvelle légitimité. Comme le disait Pelé : « Le succès n’est pas un accident. »
Le 20 mai, au cœur des urnes, le football congolais écrira plus qu’un nom : il désignera une direction, entre héritage et renaissance.
Didier BOFATSHI
Okapi, Téléphone ya bana mboka

