Le processus de paix franchit une étape dans l’Est congolais. Les États-Unis saluent le transfert annoncé de quinze détenus. L’opération aurait relié Beni, l’Ouganda et Rutshuru les 6 et 7 août 2026. Washington y voit un signe pour l’application des engagements de Doha.

Un transfert sous regard international

Selon la déclaration américaine du 7 août, le CICR a facilité l’opération. Les quinze détenus seraient partis de Beni, avant leur passage par l’Ouganda. Ils auraient ensuite été remis à l’AFC/M23 dans le territoire de Rutshuru.

Washington souligne le « rôle de coordination vital » du CICR. Les États-Unis remercient le Qatar pour son travail.

Doha cherche des actes concrets

La libération des détenus figure parmi les engagements du processus. En juillet 2025, le CICR avait confirmé sa disponibilité pour faciliter ces libérations. Sa présidente, Mirjana Spoljaric, les avait décrites comme « les premières étapes » pouvant créer la confiance entre les parties.

Cette étape reste limitée. Elle ne constitue un accord de paix. Elle donne une forme à un engagement diplomatique.

La confiance comme test

Le gouvernement congolais demande, selon le texte fourni, une mise en œuvre « effective et réciproque ». Cette demande place la réciprocité au centre du processus.

Voltefaceinfos7 avait relevé, en avril, que la libération des prisonniers figurait parmi les protocoles de Doha. Le suivi devient essentiel.

La suite dépendra des actes. L’échange de prisonniers RDC-M23 pourra-t-il ouvrir une série de mesures de confiance ?

Didier BOFATSHI

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