Le pari de la confiance

Alors que la 17ᵉ épidémie d’Ebola continue de gagner du terrain en Ituri, le gouvernement congolais écarte toute idée de confinement de Bunia. En déplacement dans la capitale provinciale ce vendredi 19 juin, le ministre de la Santé publique, Roger Kamba, a affirmé que la riposte repose avant tout sur le dépistage précoce, la prise en charge gratuite des malades et la mobilisation communautaire. Une position qui intervient dans un climat marqué par les inquiétudes de la population et la circulation de nombreuses rumeurs.

Bunia ne sera pas verrouillée

Face aux spéculations, le ministre a été catégorique : « Il n’est pas question aujourd’hui de confiner Bunia. Notre priorité est de détecter rapidement les cas, de traiter les malades gratuitement et de renforcer la sensibilisation afin que la population collabore avec les équipes de riposte. »

Pour les autorités, les leçons tirées des précédentes flambées épidémiques sont claires : la confiance sauve davantage de vies que la contrainte. Comme l’écrivait Albert Camus dans La Peste : « Il y a dans les hommes plus de choses à admirer qu’à mépriser. »

La bataille contre l’ennemi invisible

Le gouvernement insiste également sur la nécessité de signaler rapidement tout cas suspect. « Le dépistage est gratuit, le traitement est gratuit », a rappelé Roger Kamba, avertissant que cacher un malade expose toute une famille au risque de contamination.

Au-delà du virus, les autorités affrontent un autre adversaire : la désinformation. Les rumeurs continuent d’alimenter la méfiance dans certaines localités, compliquant le travail des équipes sanitaires.

L’épreuve de la vigilance collective

Un mois et trois jours après la déclaration officielle de l’épidémie, dont l’Ituri demeure l’épicentre, Kinshasa observe néanmoins des signes encourageants, notamment une hausse des guérisons dans les centres de traitement.

Cette stratégie traduit une conviction : la victoire contre Ebola ne passera ni par la peur ni par l’isolement, mais par l’adhésion des communautés. Comme le rappelait Louis Pasteur : « La science n’a pas de patrie, parce que le savoir est le patrimoine de l’humanité. »

Entre vigilance et solidarité, l’Ituri livre aujourd’hui une bataille où chaque geste de prévention peut devenir une frontière contre la maladie.

Didier BOFATSHI

Jésus-Christ t’aime

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *