Dans le fracas persistant des armes à l’est de la RDC, Doha demeure une table dressée, fragile mais encore debout. Face aux signaux diplomatiques venus de Luanda, l’AFC/M23 choisit de rappeler une évidence stratégique : le processus de Doha n’est pas une parenthèse, mais une charpente qu’il faut préserver.
Doha comme colonne vertébrale
Par la voix de Corneille Nangaa, le mouvement réaffirme son attachement à un cadre de négociation déjà balisé. Cinq instruments, patiemment signés, sont présentés comme des jalons irréversibles d’un chemin de paix encore inachevé.
La médiation au centre du jeu
Qatar, Union africaine, États-Unis : la médiation est décrite comme une mécanique collective, fondée sur la constance et la neutralité. Doha devient ainsi un symbole de diplomatie méthodique face aux initiatives parallèles encore floues.
Le temps long de la paix
Alors que le terrain reste inflammable, l’AFC/M23 plaide pour la protection des acquis. Le message est clair : interrompre Doha, ce serait fragiliser la seule architecture encore capable de transformer le cessez-le-feu en paix durable. La paix n’est pas un slogan : c’est un édifice à consolider, pierre après pierre.
Didier BOFATSHI