Kinshasa, 28 octobre 2026. « Nous allons introduire notre étude avec une question que nous tenterons d’en répondre. » C’est par ces mots que le pasteur Jérémie Mwanza Epomba a ouvert son étude biblique au Centre Évangélique Francophone Vie Éternelle, extension de la Borne, à Mont-Ngafula. Sous le thème « Comment devenir un disciple accompli ? », son enseignement a mis en lumière cinq dimensions essentielles de la marche chrétienne : la conversion, la formation, la maturité, la persévérance et la transmission de la foi.
Qui peut devenir disciple ?
Pour le pasteur Jérémie Mwanza, le discipulat commence par l’accueil de la Parole de Dieu et l’acceptation de Jésus-Christ dans le cœur. La prière, la persévérance dans les enseignements des apotres, la fraction du pain et la communion fraternelle constituent également des fondements de cette croissance spirituelle.
Loin de se limiter à une appartenance religieuse, devenir disciple suppose une transformation intérieure. La foi prend racine dans le cœur avant de se manifester dans la vie quotidienne. La prière devient alors un lieu de persévérance, d’écoute et de disponibilité à l’action de Dieu.
Le but de faire de nous des disciples
En s’appuyant sur Matthieu 28:19, Actes 11:26 et Philippiens 1:6, l’orateur a rappelé l’importance de la formation spirituelle. Être disciple, c’est accepter d’être enseigné, de se soumettre à un processus de transformation et de grandir progressivement à l’image du Christ.
Cette perspective rejoint la mission évangélique : former des croyants capables de refléter les enseignements de leur Maître. La maturité ne se décrète pas ; elle se construit dans la durée, par l’apprentissage, l’obéissance et la fidélité.
Quatre piliers d’un disciple accompli
L’écoute de la Parole de Dieu, l’imitation du Christ, l’obéissance et la transmission constituent les quatre piliers développés par le pasteur.
Le disciple apprend avant d’agir. Il observe l’exemple du Christ, notamment dans le pardon, puis traduit sa foi en actes. L’obéissance manifeste son engagement spirituel, tandis que la transmission donne une dimension missionnaire à sa croissance.
En référence à 2 Timothée 2:2, cet enseignement rappelle qu’une foi reçue est également appelée à être partagée. Le disciple accompli ne garde pas uniquement pour lui ce qu’il a appris : il contribue à former d’autres croyants.
Trois ennemis qui bloquent la maturité d’un disciple
La précipitation, la distraction et les tribulations figurent parmi les obstacles présentés. Vouloir accéder aux responsabilités sans accepter la formation peut compromettre la croissance spirituelle. De même, la dispersion dans des occupations qui éloignent des priorités essentielles peut ralentir le cheminement du croyant.
À travers l’exemple de Marie et Marthe, l’enseignement souligne l’importance de donner la priorité à l’écoute de la Parole. Les épreuves, quant à elles, mettent la persévérance à l’épreuve.
Le message invite ainsi chaque croyant à poursuivre sa formation sans confondre vitesse et maturité, responsabilités et préparation, difficultés et abandon.
Prix à payer pour être un disciple accompli
Le renoncement à soi, l’obéissance à Dieu, l’acceptation du rejet et la multiplication des disciples constituent les exigences abordées par l’orateur. À travers Luc 9:23, Jean 15:18 et 2 Timothée 2:2, il a inscrit le discipulat dans une démarche d’engagement personnel et de transmission.
Cette exigence rappelle la réflexion de Dietrich Bonhoeffer dans Le prix de la grâce, ouvrage consacré au coût de l’engagement à la suite du Christ. Le discipulat ne se réduit pas à des paroles : il engage les choix, les comportements et la fidélité du croyant.
La mission chrétienne prend alors tout son sens : annoncer le Christ, témoigner par sa conduite et accompagner d’autres personnes dans leur croissance spirituelle.
Au terme de son enseignement, le pasteur Jérémie Mwanza Epomba a conclu par cette déclaration : « Le cœur qui veut honorer Dieu, la victoire de Dieu finira par s’éclater ».
À Mont-Ngafula, cette étude biblique a ainsi placé la formation spirituelle au centre de la réflexion sur le disciple accompli. Une question demeure pour les communautés chrétiennes : comment mieux former aujourd’hui des disciples capables de transmettre demain une foi vécue ?
Jésus-Christ t’aime
