À Kinshasa, le ministère de la Justice annonce un durcissement face aux dérives numériques. Le 14 août 2026, son cabinet a publié un communiqué après avoir reçu, la veille, l’ONG Telema Mwana ya Mampinga. Le document évoque des poursuites contre certains contenus diffusés en ligne et rappelle les règles du Code du numérique.

Dérives numériques en RDC : le ministère agit

Le ministère affirme avoir engagé « plusieurs interpellations, mandats d’amener et procès flagrants ». Il ne donne toutefois aucun chiffre précis sur ces procédures. Il appelle aussi les internautes au « civisme numérique ».

Le communiqué signale notamment des contenus publiés sur TikTok. Il cite des « injures publiques » et des faits de diffamation visant des autorités.

Le mémorandum remis à Kinshasa

Le 13 août, l’ONG a remis un mémorandum au cabinet du ministre. Elle y exprime son indignation face aux atteintes à l’honneur dénoncées dans le document.

Le ministère affirme que ces actes « ne relèvent nullement de la liberté d’expression ». Il les présente comme des infractions prévues par la loi.

Le Code du numérique au centre

Le texte rappelle le communiqué ministériel n°16 du 3 mars 2026. Il renvoie aussi à l’ordonnance-loi n°23/010 du 13 mars 2023 portant Code du numérique.

L’enjeu est désormais clair : les réseaux sociaux restent soumis au droit congolais. Le ministère annonce donc une application accrue des règles existantes.

Une responsabilité renforcée

Cette orientation place la responsabilité des utilisateurs au premier plan. Elle pose aussi une question centrale sur les limites légales de l’expression numérique.

Les dérives numériques en RDC pourraient-elles conduire à un nouveau rapport entre liberté d’expression et responsabilité juridique ?

Didier BOFATSHI

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