Dans le camp de la plaine Savo, en Ituri, 76 000 déplacés vivent sous pression. Les combats entre les FARDC et la CRP ont limité leurs déplacements. Selon RFI, l’accès aux champs reste dangereux.
Savo face à la crise humanitaire
Depuis décembre 2025, les combats ont forcé des habitants à fuir. Le camp de Savo a vu sa population tripler, selon l’ONU. RFI rapporte 23 déplacés tués depuis janvier.
Le gouverneur de l’Ituri, le général Kasongo Mulumba, s’est rendu à Bule les 10 et 12 août.
Les champs restent hors de portée
« Ici, on n’a pas accès à la nourriture », témoigne Ezibe, interrogée par RFI. Elle affirme que son fils de cinq ans est mort de faim.
Le docteur Aimé observe davantage de malnutrition. « Quand ils n’ont pas accès au champ, ils n’ont pas accès à la nourriture », explique-t-il à RFI.
Une population enfermée par l’insécurité
Les champs se trouvent près du camp. Pourtant, les déplacés disent craindre les arrestations, les violences sexuelles ou la mort. L’armée les soupçonnerait de liens avec la CRP.
La CRP nie toute présence dans le camp. L’armée n’a pas répondu aux sollicitations de RFI.
Une crise qui dépasse la faim
La CRP a annoncé un cessez-le-feu en mai. Les combats ont diminué, mais l’ONU souligne que les déplacements restent limités.
Le sens essentiel apparaît : sans accès aux champs, la fuite transforme le camp en espace de survie.
Jusqu’où cette situation peut-elle durer ?
Didier BOFATSHI

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