Dans la danse rwandaise, la RDC rêve de couronne

Louise Mushikiwabo repart pour un troisième mandat à la tête de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF). Tandis que Kigali mène sa chorégraphie diplomatique, la République démocratique du Congo observe, ambitieuse, entre héritage démographique et désir de représentation.

Le Rwanda, chef d’orchestre d’une chorégraphie diplomatique

Paul Kagame a tranché : Mushikiwabo, l’ancienne ministre devenue vigie de la Francophonie, briguerait un troisième mandat. Depuis janvier 2019, elle tisse la scène internationale comme un danseur maîtrise ses pas. Victor Hugo disait : « La diplomatie est le fil invisible qui relie les peuples ». Mushikiwabo en est l’incarnation. Sa maîtrise du français, de l’anglais et du kinyarwanda, son réseau mondial, font d’elle une figure presque mythique, capable de guider la danse des États avec finesse et autorité.

La RDC, géant silencieux en quête de légitimité

Avec plus de cent millions de francophones et un poids géopolitique croissant, la RDC se tient dans l’ombre, prête à entrer sur la piste. Comme l’écrivait Aimé Césaire : « Il n’est pas de conquête plus grande que celle de sa propre voix ». Pour briller, elle devra imposer son rythme, faire valoir son influence et démontrer que sa légitimité ne repose pas seulement sur la taille, mais sur la capacité à fédérer et inspirer.

Troisième mandat ou nouvel horizon ?

Le scrutin à venir pourrait cristalliser tensions et ambitions. Entre continuité et renouveau, l’OIF se trouve à la croisée des chemins. Albert Camus rappelait : « L’avenir est la seule chose qui m’intéresse, car c’est là que je passerai le reste de ma vie ». Maintenir Mushikiwabo, symbole de stabilité, ou ouvrir la piste à la jeunesse africaine incarnée par la RDC : le choix des États membres dessinera la chorégraphie de la Francophonie pour la décennie à venir.

Didier BOFATSHI

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