L’essai de géopolitique des ressources naturelles et des relations internationales de Didier Bofatshi Eley, journaliste spécialisé en politique étrangère, sera bientôt publié.
Un nouvel ouvrage arrive dans le débat sur la RDC.
Son titre annonce déjà le changement de regard : « Mutation des canaux d’exploitation minière et nouveau paradigme diplomatique des conflits chroniques en RDC ».
L’auteur part d’un constat simple.
En RDC, le minerai raconte plus qu’une histoire économique.
Il raconte une histoire de pouvoir.
Derrière le coltan, l’or, le cuivre et le cobalt se trouvent des routes. Des marchés. Des intérêts. Des alliances. Des rivalités.
La mine devient ainsi la métonymie d’un conflit qui dépasse la mine.
L’essai relit les conflits chroniques de l’Est congolais à partir des mutations des circuits miniers et des rapports de force régionaux. Il questionne aussi les limites du paradigme politique issu du Dialogue intercongolais.
Les élections ont permis de renouveler les institutions. La régularité électorale a renforcé le cadre politique. Mais les conflits persistent.
Une question surgit alors.
Pourquoi la stabilité politique n’a-t-elle pas suffi à stabiliser l’Est de la RDC ?
Didier Bofatshi Eley propose une autre lecture.
Son nouveau paradigme diplomatique repose notamment sur deux théories : la cohérence et la synergie des moyens, ainsi que l’omniprésence du danger.
La première appelle à unir les moyens internes et externes. La seconde invite à voir le danger avant son explosion.
Le regard change.
De la mine au corridor. Du corridor aux intérêts. Des intérêts aux rapports de puissance.
Cet essai entend ainsi ouvrir une nouvelle réflexion sur la souveraineté congolaise.
Car une question demeure : la RDC peut-elle transformer ses richesses minières, longtemps associées aux conflits, en instruments de paix, de souveraineté et de puissance diplomatique ?
VFI7, voltefaceinfos7.com

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