Fissure sacrée

Le changement constitutionnel en RDC, la CENCO et la Constitution de 2006 ravivent une tension rare. À Kananga, des prêtres contestent la ligne épiscopale. Le débat, déjà politique, glisse dans le sacré. Il fracture désormais l’autorité morale de l’Église catholique.

Kananga défie Rome

Selon une mise au point signée par près de vingt prêtres de Kananga, la déclaration du 19 juin « ne peut s’ériger en une institution de la République ». Ils contestent sa portée normative. Ainsi, ils défendent le « libre arbitre des citoyens » face à la réforme.

Deux visions, une nation

D’un côté, la CENCO juge la révision sans nécessité ni urgence. Elle redoute une fragilisation nationale. De l’autre, des prêtres soutiennent un changement « par le moyen légal ». Ils appellent aussi au soutien des actions présidentielles et à l’unité.

Parole en crise

La légitimité ecclésiale se fragmente. Max Weber rappelle : « toute domination cherche à se légitimer ». Ici, la parole religieuse devient disputée. Elle reflète une société où morale et droit s’entrecroisent dangereusement.

Foi et pouvoir

Hannah Arendt écrivait : « le pouvoir naît lorsque les hommes agissent ensemble ». Pourtant, les voix se dispersent. La CENCO alerte sur les risques d’instabilité. Mais Kananga invoque le développement et la souveraineté populaire.

« La vérité se fragmente quand la parole se divise », souffle un observateur religieux. Ainsi, la RDC observe une Église éclatée face à son miroir politique. Comme le rappelait Alexis de Tocqueville, « les mœurs font les lois ».

Didier BOFATSHI

Jésus-Christ t’aime

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