
À Bulungu, l’inauguration de la centrale solaire voltaïque marque le lancement concret d’un vaste programme national d’électrification porté par le ministre des Ressources hydrauliques et de l’Électricité Aimé Sakombi Molendo. Avec une capacité d’environ 1 mégawatt, l’infrastructure vise l’alimentation de près de 2 000 ménages, l’installation de 250 lampadaires solaires et l’amélioration de la sécurité et des conditions de vie locales. Cette réalisation s’inscrit dans une stratégie plus large pilotée par l’Agence Nationale de l’Électrification et des Services Énergétiques en Milieux Rural et Périurbain, qui prévoit la construction de 22 centrales à travers le pays.
Le projet, exécuté par des entreprises congolaises, incarne une orientation claire : territorialiser le développement et réduire les inégalités d’accès à l’électricité, notamment en milieu rural où des milliers de villages restent encore sans accès au réseau.
L’électricité comme promesse d’État
Au-delà de l’infrastructure, l’enjeu est politique et social. L’accès à l’énergie est présenté comme un droit fondamental et un levier de transformation. Comme le soulignait Amartya Sen : « Le développement consiste à élargir les libertés réelles dont jouissent les individus ». Ici, l’électricité devient une condition d’émancipation.
Une stratégie d’équilibre territorial
La centrale de Bulungu s’inscrit dans une logique de rééquilibrage entre zones urbaines et rurales. Elle traduit une volonté de rompre avec une concentration historique des investissements dans les grandes villes, au profit d’une approche inclusive couvrant l’ensemble du territoire national.
La souveraineté par les capacités locales
Le recours à des entreprises congolaises illustre une volonté de renforcer les compétences nationales et de consolider une économie interne. Peter Drucker rappelait : « La meilleure façon de prédire l’avenir, c’est de le créer ». Ici, la création passe par l’appropriation locale des projets structurants.
Une dynamique en cascade
Bulungu n’est qu’un point de départ. Le programme prévoit un maillage progressif du territoire, avec l’ambition de connecter des milliers de villages encore plongés dans l’obscurité. Cette dynamique s’inscrit dans une continuité d’actions, renforcée par la coordination institutionnelle entre acteurs publics et opérateurs techniques.
Au-delà de l’inauguration, cette centrale symbolise une transition : celle d’un pays qui investit dans ses territoires pour transformer son avenir énergétique et social.
Comme l’affirmait Nelson Mandela : « L’éducation est l’arme la plus puissante pour changer le monde ». Et à Bulungu, la lumière qui s’allume dépasse l’électricité : elle éclaire une trajectoire nationale où le développement devient une réalité tangible, progressive et mesurable.
Didier BOFATSHI / voltefaceinfos7.com