Bandundu : Tshisekedi exige l’ordre, le développement en dépend

À Bandundu, l’appel du Président Félix Tshisekedi à stabiliser les institutions provinciales résonne comme un impératif stratégique. Lors de la 13ᵉ conférence des gouverneurs, le Chef de l’État a sommé exécutifs et assemblées provinciales de dépasser rivalités et blocages pour créer un environnement propice au développement. À Kisangani, le gouverneur Paulin Lendongolia s’aligne : sans stabilité, aucune transformation durable n’est possible.

Au cœur de ce message, une équation simple mais exigeante : des institutions solides, cohérentes et responsables, capables d’articuler contrôle démocratique et efficacité de l’action publique.

L’ordre comme socle

Le Président fixe la ligne : la stabilité institutionnelle n’est pas une option, mais une condition. Comme le rappelait Max Weber : « L’État repose sur une organisation légitime de l’autorité ». Ici, l’autorité doit cesser d’être disputée pour devenir structurante.

La fin des querelles

Rivalités de pouvoir, politisation des contrôles, crises récurrentes : autant de fractures qui paralysent l’action provinciale. L’appel présidentiel vise une désescalade, une réconciliation fonctionnelle entre exécutifs et assemblées.

La terre comme promesse

Dans la Tshopo, vaste et fertile, l’enjeu prend une dimension concrète. Lendongolia appelle à mobiliser la jeunesse autour de l’agriculture, levier direct de développement. Thomas Sankara l’affirmait : « Produisons ce que nous consommons ». Une injonction toujours actuelle.

La vigilance collective

Au-delà du développement, la stabilité devient aussi une question de sécurité. Cohésion sociale, unité et résistance aux infiltrations : la gouvernance provinciale se joue autant dans les institutions que dans la société.

Cette conférence redessine les priorités : restaurer la discipline institutionnelle pour libérer le potentiel économique des provinces. Elle interpelle sur la capacité des acteurs locaux à transcender les intérêts partisans.

Comme l’avertissait Montesquieu : « C’est une expérience éternelle que tout homme qui a du pouvoir est porté à en abuser ». Et dans cette tension entre pouvoir et responsabilité, s’impose une exigence durable, presque historique, que Nelson Mandela résumait ainsi : « Le véritable test du leadership, c’est de laisser derrière soi une société meilleure ».

ACP / voltefaceinfos7.com

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