Le feu gronde. À des milliers de kilomètres, en Ukraine, les canons vomissent la foudre, et le sang devient une rivière silencieuse. Mardi, le chef d’état-major lançait : « Il faut accepter de perdre nos enfants ».

Le Monde, 19/11/2025). Fracas dans les foyers. Glace sur les joues des mères.

Vendredi, Maud Bregeon a posé des mots comme des boucliers : « Nos enfants n’iront pas combattre et mourir en Ukraine ». Les fleurs fragiles de la nation ne seront pas jetées dans l’engrenage des obus.

La guerre n’est pas abstraite. Elle est soldat, grenade, fumée, peur. Elle se déplace, s’infiltre, laisse les jeunes de 18 à 27 ans déjà au front – soldats professionnels, FARDC, Wazalendo dans le fracas quotidien.

Et dans notre propre arrière-cour, la RDC connaît l’écho d’une guerre ancienne : l’agression rwandaise. Certaines voix demandent au Président de signer avec Moscou, imaginant que les Russes combattraient à notre place. Illusion d’un feu étranger qui viendrait éteindre le nôtre.
Mais la théorie réaliste de la guerre nous rappelle : aucun allié ne remplace la volonté propre d’un État. La survie repose sur la force, la stratégie et la discipline de ses propres armes.
La sécurité ne se délègue pas.

La politique se fracture : certains réclament des sacrifices extérieurs, d’autres refusent la tragédie. Le Service national universel pourra s’adapter, mais pas précipiter la jeunesse dans l’enfer : « Nous n’en sommes pas là », souffle la prudence.

La guerre est un feu double : en Ukraine, ailleurs, sur nos terres. Nos enfants restent des fleurs protégées. Nos soldats, boucliers et lame, affrontent l’ombre. La nation tient, fragile mais ferme.
Et la perception réaliste demeure : l’histoire enseigne que seule la préparation, l’organisation et le courage des siens peuvent faire face à l’agression.

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