Les affrontements entre la CODECO et la Convention pour la Révolution populaire (CRP) ont déplacé plus de 24 600 personnes à Djugu, en Ituri, en septembre 2026. L’insécurité complique l’accès aux soins et la riposte contre Ebola.
Djugu : plus de 24 600 déplacés
Dans son rapport du 15 octobre, OCHA fait état d’au moins 16 civils tués entre le 27 et le 30 septembre. Les combats ont touché Drodro, Fataki et Lita.
L’aide humanitaire perturbée
Les besoins concernent la nourriture, l’eau potable, l’hygiène et la protection. Des organisations ont suspendu des activités de santé, de nutrition, de sécurité alimentaire et d’assistance monétaire. Une distribution destinée à près de 10 000 personnes a été perturbée.
Ebola : l’accès aux soins menacé
OCHA indique que les restrictions de mouvement limitent les interventions alors que l’épidémie d’Ebola reste active en Ituri. L’Organisation mondiale de la santé souligne que l’insécurité entrave la surveillance, le suivi des contacts et l’accès aux soins.
Le médecin et anthropologue Paul Farmer a montré que la guerre, la pauvreté et les inégalités influencent les risques de maladie et l’accès aux soins. Ses travaux sur la « violence structurelle » éclairent cet effet : les combats peuvent freiner le contrôle d’une épidémie.
Quelle suite ?
Le site de Rhoo, qui accueillait plus de 50 000 déplacés, reçoit de nouveaux arrivants. OCHA ne précise pas quand les activités suspendues reprendront. L’accès humanitaire sera-t-il rétabli ?
Votre avis nous intéresse. Réagissez et participez au débat dans l’espace « Laisser un commentaire ».

Jésus-Christ t’aime

