En Zambie, le cuivre devait devenir un moteur de richesse. Dans la Copperbelt, il symbolise pourtant une autre réalité. À quelques jours de la présidentielle du 14 août, les habitants dénoncent l’eau polluée, les sols contaminés et le manque d’emplois. Pendant ce temps, le pouvoir veut tripler la production minière.

Le cuivre au cœur de la campagne

Le président Hakainde Hichilema promet d’augmenter fortement la production. Son objectif vise aussi à renforcer les recettes publiques. La Zambie cherche ainsi à réduire une lourde dette.

Pourtant, dans la Copperbelt, les habitants voient peu de bénéfices. La pollution touche l’eau, l’air et les terres. Des métaux lourds contaminent plusieurs zones minières.

Une richesse qui coûte cher

À Chingola, Eugène Mulanga, de Caritas Zambie, décrit une situation alarmante. « C’est ici à Chingola que la pollution des mines est la plus importante », rapporte RFI.

À Kitwe, les terres agricoles subissent aussi cette pollution. Félix Chipoya explique ses effets sur les petits producteurs. « Quand un sol est contaminé, il faut utiliser plus d’engrais », souligne-t-il.

L’eau du robinet devient impropre à la consommation. Les dépenses de santé augmentent aussi pour des familles pauvres.

La richesse minière en question

Le cuivre attire la Chine, les États-Unis, le Royaume-Uni, la Suisse et l’Inde. La Zambie veut donc profiter de cette forte demande mondiale.

Mais Félix Chipoya pose une exigence claire. « Si les gens restent dans la pauvreté, ce n’est pas du développement. »

Le cuivre devient ainsi le symbole d’un paradoxe national. Sa valeur augmente, mais les habitants paient encore le prix de son extraction.

La question demeure : la Copperbelt profitera-t-elle enfin de ses propres richesses ?

Didier BOFATSHI

Jésus-Christ t’aime

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