Le décollage d’un territoire oublié

Selon l’information consultée sur 7sur7 par la rédaction de Voltefaceinfos7.com, le vice-Premier ministre, ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, a inspecté lundi 15 juin 2026 les travaux de réhabilitation des deux pistes de l’aéroport national de Lodja, dans la province du Sankuru. Un chantier présenté comme un levier stratégique pour désenclaver cette région et ouvrir une nouvelle route vers la croissance.

Une piste vers la richesse

Coordonnés par l’Agence Congolaise des Grands Travaux (ACGT) et exécutés par l’entreprise Adi Construct, ces travaux ne représentent pas seulement une infrastructure aérienne. Ils portent l’espoir d’une meilleure circulation des personnes, des marchandises et des investissements.

Le ministre a rappelé que cette initiative vise à « soutenir la circulation des biens et à favoriser l’intégration économique de cette partie du pays ». Une ambition qui place le transport au cœur du développement territorial.

Comme l’économiste Amartya Sen l’a souligné : « le développement est un processus d’expansion des libertés réelles dont jouissent les individus ». Dans le Sankuru, chaque kilomètre réhabilité devient ainsi une promesse d’ouverture.

Le réveil du grenier agricole

À Mukumari, dans le territoire de Lomela, Daniel Mukoko Samba a visité la station de l’INERA, un site de 2 445 hectares disposant encore d’un potentiel agricole important. L’objectif : relancer une économie rurale capable de créer des richesses locales.

« Nous pensons que la visite du vice-Premier ministre va davantage dynamiser cette station afin qu’elle joue pleinement son rôle dans le développement socio-économique de la province », a déclaré le responsable du site.

La force des communautés

À Ekuka, le ministre a encouragé les champs communautaires et les coopératives agricoles. Cette dynamique locale rappelle que le développement ne se décrète pas seulement depuis les bureaux ; il se construit avec les populations. « Le développement ne consiste pas seulement à augmenter le revenu, mais à transformer la vie des personnes », écrivait Joseph Stiglitz.

Ainsi, le Sankuru avance sur une ligne fragile mais porteuse : transformer les infrastructures en opportunités et les ressources en avenir. Comme le disait Nelson Mandela : « cela semble toujours impossible jusqu’à ce que ce soit fait ».

Didier BOFATSHI

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