Le CLAC veut mesurer l’impact du changement climatique sur les enfants et orienter les politiques publiques.
En RDC, les risques climatiques prennent une dimension sociale majeure. Selon les données présentées lors de la validation technique du CLAC, environ 56 millions d’enfants vivent dans des milieux exposés. Le défi dépasse désormais l’urgence environnementale. Il concerne aussi l’école, la santé, l’eau, la nutrition et la protection.
Les risques climatiques touchent déjà les enfants
Le ministère de l’Environnement, avec l’appui de l’UNICEF, conduit le processus d’Analyse du paysage climatique pour les enfants (CLAC). Un atelier a réuni des enfants et des jeunes à Kinshasa le 11 avril 2026. La validation technique a suivi le 16 avril.
Selon Aimé Mbuyi Kalombo, directeur de la Direction du développement durable, environ 56 millions d’enfants vivent dans des milieux exposés aux risques climatiques.
La RDC connaît déjà les effets de ces chocs. Selon l’UNICEF, 18 provinces ont subi de fortes pluies et des inondations entre novembre 2023 et janvier 2024. Ces événements ont affecté les logements, les écoles, les centres de santé et les moyens de subsistance.
Le CLAC veut relier climat et services essentiels
Le document CLAC souligne :
« La situation des enfants en RDC est ainsi affectée par la combinaison de plusieurs facteurs, parmi lesquels les inégalités de genre et les changements climatiques, ce qui constitue un effet multiplicateur de la vulnérabilité. C’est dans ce cadre que le ministère de l’Environnement, avec l’appui technique et financier du Fonds des Nations-Unies pour l’Enfance (UNICEF), a initié en décembre 2025 le processus pour le CLAC en RDC qui évalue les risques climatiques province par province et analyse les impacts différenciés sur les enfants ».
L’objectif consiste donc à mieux cibler les politiques et les investissements. L’enjeu reste toutefois celui de la mise en œuvre.
Une question de responsabilité publique
Le changement climatique révèle aussi les fragilités sociales. Ban Ki-moon résume cette responsabilité par une formule devenue emblématique : « Il n’y a pas de plan B, car il n’y a pas de planète B. »
Appliquée aux enfants, cette pensée prend une portée particulière. Protéger leur avenir suppose de transformer les données climatiques en décisions concrètes.
Le véritable enjeu caché apparaît ici : le climat devient un test de la capacité publique à protéger l’enfant et à préparer l’avenir.
La RDC dispose désormais d’un outil d’analyse. Reste à savoir quelles décisions, quels budgets et quelles actions suivront.
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