Le 1er septembre 2026, la rentrée est maintenue en RDC. Mais Ebola impose des modalités différentes dans les zones touchées, tandis que l’État cherche à préserver la continuité éducative.
Des millions d’élèves reprennent l’école ce mardi 1er septembre 2026 en République démocratique du Congo. Le ministère de l’Éducation nationale maintient le calendrier national, mais adapte l’enseignement dans les zones exposées à Ebola. L’OMS recense désormais 60 zones de santé touchées dans six provinces.
Le fait : une rentrée maintenue
Le ministère confirme la rentrée sur l’ensemble du territoire. Dans son message du 31 août, la ministre Raïssa Malu affirme : « Partout où les conditions le permettent, l’école doit reprendre ». Cette orientation s’accompagne d’un dispositif sanitaire différencié selon les risques.
Dans les zones vertes, les cours restent en présentiel. Les zones orange appliquent des mesures sanitaires renforcées. Dans les zones rouges, 18 sous-divisions éducatives à haut risque recourent temporairement à un enseignement à distance léger. Le dispositif prévoit notamment des fiches pédagogiques et des émissions sur les radios locales.
Ebola change les conditions de la rentrée
Au 26 août, l’OMS recensait 5 794 cas confirmés et 2 786 décès liés à Ebola en RDC. L’épidémie concernait 60 zones de santé dans six provinces : Ituri, Nord-Kivu, Sud-Kivu, Haut-Uélé, Tshopo et Bas-Uélé. L’Ituri restait l’épicentre, avec 28 zones touchées sur 36. L’OMS considère l’épidémie comme une urgence de santé publique de portée internationale.
L’enjeu immédiat consiste donc à maintenir les apprentissages sans accroître l’exposition au virus.
Préserver le lien scolaire
Nelson Mandela rappelait : « L’éducation est l’arme la plus puissante que nous puissions utiliser pour changer le monde. » Cette pensée éclaire le choix du ministère : lorsque le présentiel devient difficile, la continuité éducative demeure recherchée. Cette logique concerne aussi les territoires fragilisés par l’insécurité et les déplacements.
L’essentiel de cette rentrée est ainsi vérifiable : elle mesure la capacité du service public à maintenir le lien scolaire pendant une urgence sanitaire internationale.
Les moyens annoncés permettront-ils de protéger les élèves tout en garantissant effectivement la continuité des apprentissages ?
Didier BOFATSHI

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