Maxime Prévot, ministre belge des Affaires étrangères, lors d'une déclaration sur la situation politique en RDC.La Belgique condamne la prise de direction du FRN par Joseph Kabila et appelle les parties à privilégier les processus de paix.

La Belgique a condamné, mercredi 21 octobre 2026, la décision de l’ancien président congolais Joseph Kabila de prendre la tête du Front pour la refondation de la nation (FRN), une coalition politico-militaire comprenant le M23. Cette initiative soulève une question centrale : comment justifier une refondation nationale lorsque le recours aux armes est envisagé pour accéder au pouvoir ?

RDC : les faits autour du FRN

Annoncé le 12 octobre à Goma, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), le FRN succède à l’Alliance Fleuve Congo (AFC) et au M23. Le mouvement affirme vouloir mettre fin à la tyrannie et se réserve la possibilité d’utiliser la force. Joseph Kabila, qui a dirigé le pays de 2001 à 2019, en prend la tête.

La Belgique condamne le choix de Kabila

Devant la commission des Relations extérieures de la Chambre des représentants, le ministre belge des Affaires étrangères, Maxime Prévot, a qualifié cette décision de « déplorable, incompréhensible et inacceptable ». Il estime que l’accès au pouvoir par les armes ne peut remplacer les voies démocratiques.

Une question de légitimité politique

Le débat dépasse les relations entre anciens dirigeants et pouvoir actuel : il concerne aussi les moyens employés pour prétendre représenter la nation. Martin Luther King Jr., dans sa lettre de la prison de Birmingham, rappelait que l’injustice en un lieu menace la justice partout. Cette réflexion souligne l’importance des droits et de la protection des civils, sans préjuger de l’issue de la crise congolaise.

Les processus de paix en question

Bruxelles appelle les parties à respecter le cessez-le-feu et à préserver les processus de Doha et de Washington. La prochaine étape dépendra notamment du respect des engagements et de l’évolution des discussions.

La question demeure : le dialogue peut-il encore empêcher une nouvelle escalade ?

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