
La programmation de la Coupe du monde 2026, organisée sur trois pays et plusieurs fuseaux horaires, impose des horaires particulièrement tardifs aux sélections africaines. Selon les informations consultées sur le site de RFI par la rédaction de Voltefaceinfos7.com, plusieurs équipes du continent, dont l’Algérie, devront jouer leurs rencontres de phase de groupes en pleine nuit pour leurs supporters locaux, en raison du décalage horaire entre les continents organisateurs et l’Afrique.
Un Mondial éclaté, des nuits africaines rallongées
La Coupe du monde 2026 se déroulera dans un format inédit, réparti entre les États-Unis, le Canada et le Mexique, avec 16 stades et 4 fuseaux horaires. Ce dispositif logistique transforme la compétition en défi temporel pour les supporters africains, contraints de suivre leurs équipes à des heures nocturnes.
Algérie, symbole des horaires extrêmes
Parmi les nations africaines engagées, l’Équipe d’Algérie de football apparaît comme la plus pénalisée. Ses trois matchs de groupe se joueront en pleine nuit selon l’heure locale d’Alger, avec notamment une rencontre programmée à 3h00 du matin. Une contrainte qui illustre l’impact direct du décalage horaire sur l’expérience des supporters.
Maghreb et Afrique subsaharienne sous contrainte horaire
D’autres sélections comme la Tunisie et l’Égypte sont également concernées par des horaires tardifs. En Afrique subsaharienne, des affiches comme Norvège–Sénégal ou encore des rencontres impliquant la RDC illustrent cette même réalité, avec des coups d’envoi programmés entre minuit et l’aube selon les pays.
Europe avantagée, inégalités de visibilité
À l’inverse, les sélections européennes bénéficient majoritairement d’horaires en soirée, plus compatibles avec la vie quotidienne des supporters.
Cette disparité accentue une lecture géographique de la compétition, où l’accessibilité du spectacle varie fortement selon les continents.
Au-delà de l’aspect sportif, la Coupe du monde 2026 révèle une fracture temporelle qui influence directement l’expérience des supporters, notamment en Afrique, où suivre son équipe nationale devient un exercice de veille nocturne. Comme le rappelait Pierre de Coubertin : « L’important, c’est de participer. » encore faut-il, pour certains continents, réussir à rester éveillé pour y assister.
Didier BOFATSHI