À Kinshasa, la remise du deuxième rapport pays sur la mise en œuvre du Protocole de Maputo marque une étape significative dans l’évaluation des politiques publiques en faveur des droits des femmes en République démocratique du Congo. Ce document, couvrant la période 2018-2025, s’inscrit dans un cadre de redevabilité internationale et reflète les efforts conjoints des institutions nationales et des partenaires techniques engagés dans cette dynamique.
Reddition de comptes structurée
La transmission officielle du rapport, effectuée par la ministre du Genre, Famille et Enfants Micheline Ombae Kalama à son homologue des Droits humains Samuel Mbemba, illustre le fonctionnement coordonné de l’appareil étatique. Ce document est destiné à être soumis à la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples, dans le cadre des obligations régionales de suivi.
Progrès documentés
Le rapport met en évidence les avancées réalisées en matière de protection et de promotion des droits des femmes, tant sur le plan législatif que politique et sécuritaire. Il constitue un outil d’évaluation permettant de mesurer les progrès accomplis, tout en identifiant les domaines nécessitant des efforts supplémentaires pour renforcer l’effectivité des engagements pris.
Partenariat technique mobilisé
L’élaboration du document a bénéficié de l’appui de IPAS RDC, qui a contribué à la fois sur les plans technique et financier. Ce partenariat reflète une collaboration entre acteurs publics et organisations spécialisées, visant à renforcer les capacités institutionnelles et à structurer les mécanismes de redevabilité.
Projection et engagement international
Au-delà de sa dimension administrative, ce rapport s’inscrit dans une trajectoire plus large de conformité aux engagements internationaux, notamment ceux liés au Protocole de Maputo. Il s’agit pour la RDC de démontrer sa volonté d’intégrer les standards régionaux en matière de droits humains, tout en consolidant ses mécanismes internes de suivi et d’évaluation.
Dans cette perspective, la production et la défense de ce rapport deviennent un exercice à la fois technique et diplomatique, où l’État met en visibilité ses avancées tout en acceptant le regard critique des instances africaines. « La redevabilité n’est pas seulement un devoir administratif, elle est le fondement d’une gouvernance crédible et orientée vers le progrès collectif. »
Didier BOFATSHI / VF7, voltefaceinfos7.com