Dans la province du Maï-Ndombe, la société Era Congo intensifie son engagement pour protéger les jeunes filles
pygmées contre les abus sexuels et les mariages précoces, en accompagnant les parents et les communautés du village d’Ikita.
Cette action s’inscrit dans une dynamique plus large de défense des droits des peuples autochtones pygmées. Le 5 mars, une délégation conduite par le professeur Jean-Robert Bwangoy, administrateur gérant d’Era Congo, a été reçue à Kinshasa par le président Félix Tshisekedi afin de plaider pour l’application effective de la loi n°22/030 du 15 juillet 2022 relative à la protection et à la promotion des peuples autochtones.
Selon Jean-Robert Bwangoy, cette rencontre a permis de rappeler les injustices historiques subies par ces communautés longtemps marginalisées.
« Nous avons eu une oreille attentive du chef de l’État. Cette loi constitue un premier pas vers la correction des injustices », a-t-il déclaré.
Sur le terrain, Era Congo mène un travail de sensibilisation auprès des hommes et des jeunes garçons afin de rappeler les dispositions légales sur l’âge de la majorité et les sanctions pénales liées aux mariages précoces.
Pour réduire les risques d’abus et de grossesses précoces, certaines adolescentes ont été orientées vers des internats scolaires, leur offrant un environnement plus sûr pour poursuivre leurs études.
Les représentants des communautés pygmées insistent également sur la nécessité d’une justice équitable, dénonçant les discriminations persistantes entre communautés. « La justice doit être la même pour tous », a rappelé Jean-Robert Bwangoy.
Cette mobilisation marque une étape importante dans la reconnaissance des droits des peuples autochtones en République démocratique du Congo, où la protection des jeunes filles demeure un enjeu majeur.
Actualite.cd / VF7, via voltefaceinfos7.com