Entre Kasumbalesa et Kolwezi, les routes de cuivre deviennent des corridors de tension. Les camions zambiens, chargés de minerais, se heurtent à l’insécurité, aux embouteillages et aux barrières qui fragmentent la circulation. Kinshasa promet des réponses, mais le spectre des coupeurs de route continue de planer sur l’axe stratégique reliant la RDC à l’Afrique australe.

1. Quand le goudron se fait théâtre de la peur

Les longues files de camions s’étirent comme des rubans de métal sous le soleil du Katanga. Entre les contrôles, les barrages et les ralentissements, les transporteurs zambiens deviennent des personnages pris dans un drame récurrent : attaques, détournements et vols de cargaisons de cuivre. Le vice-Premier ministre congolais, Jacquemin Shabani, a assuré l’ambassadeur zambien Kosita de la détermination de Kinshasa à restaurer la sécurité, mais les bandits semblent jouer à cache-cache avec la loi, déplaçant leur menace sur l’axe Lubumbashi–Likasi.

2. Diplomatie et dispositifs : promesses sur la route

La Commission mixte Défense et Sécurité RDC–Zambie se prépare à Lubumbashi pour tenter d’inverser la trajectoire de l’insécurité. Les autorités congolaises ont renforcé les patrouilles, mais les mesures restent fragmentaires. Chaque barrière, chaque contrôle administratif, bien que nécessaire, ralentit le flux et fragilise la fluidité commerciale. Les transporteurs dénoncent le paradoxe : plus de sécurité, plus d’obstacles, et pourtant la menace persiste.

3. Le commerce en équilibre sur le fil du danger

L’insécurité n’est pas qu’un péril humain : elle devient un acteur invisible du marché. Les cargaisons de cuivre et de cobalt, cœur battant de l’économie régionale, se heurtent à l’ombre des coupeurs de route. Embouteillages, retard des exportations, tensions diplomatiques, arrêts de travail : la chaîne logistique chancelle. Experts et autorités convergent vers une conclusion pédagogique : seule une sécurité coordonnée, une simplification des contrôles et une lutte contre les réseaux criminels permettront à ces routes de redevenir des artères vivantes et sûres pour le commerce transfrontalier.

Okapi / VF7, voltefaceinfos7.com

 

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