À Kaniama Kasese, la présence des plus hautes autorités traduit une volonté de rapprocher les décisions des réalités du terrain, selon la Primature.
Selon la Primature de la République Démocratique du Congo, la Première ministre, Judith Suminwa Tuluka, est arrivée le 29 juillet 2026 à Kaniama Kasese, dans le Haut-Lomami. Elle participe aux activités que présidera le président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. Le Conseil des ministres doit aussi s’y tenir le 31 juillet.
Au-delà du programme officiel, cette visite porte un message politique. Le pouvoir choisit de quitter, pour un temps, les bureaux de Kinshasa. Il installe le centre de décision au cœur d’un territoire de production.
Le terrain avant les bureaux
Kaniama Kasese est devenu un site important du Service national. Il réunit des projets agricoles, des centres de formation et des programmes pour les jeunes. Les autorités viennent voir ces réalisations sur place.
Ce choix montre une autre façon de gouverner. Les décisions partent désormais de l’observation du terrain. Elles ne reposent plus seulement sur des rapports administratifs.
Le penseur Alexis de Tocqueville écrivait que les institutions gagnent en force lorsqu’elles restent proches des citoyens. Cette idée trouve un écho dans cette démarche.
Un nouveau rôle pour les territoires
La tenue du Conseil des ministres à Kaniama Kasese dépasse le cadre protocolaire. Elle montre que les territoires peuvent aussi accueillir les grandes décisions nationales. Ils deviennent des espaces de réflexion autant que d’action.
Selon la Primature, cette mission s’inscrit dans les activités consacrées à la relance agricole et au développement rural. Elle met aussi l’accent sur la formation et la réinsertion des jeunes.
Cette démarche ouvre une nouvelle lecture de l’action publique. Gouverner ne consiste plus seulement à décider depuis la capitale. C’est aussi aller là où les politiques prennent vie.
La question demeure : cette gouvernance de proximité deviendra-t-elle une pratique durable en RDC ? Votre avis nous intéresse. Réagissez et participez au débat dans l’espace « Laisser un commentaire ».
Didier BOFATSHI

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