
Le trône sous les sifflets
Élu mercredi 20 mai à Kinshasa avec 60 voix sur 65, Véron Mosengo-Omba prend les commandes de FECOFA dans un climat incandescent. Selon l’information consultée sur RFI par la rédaction de Voltefaceinfos7.com, l’ancien secrétaire général de la CAF a remporté une élection sans adversaire, après une série de retraits et de candidatures recalées. Une victoire écrasante. Mais une légitimité déjà fissurée.
Le silence des urnes, le bruit des soupçons
Le scrutin, juridiquement validé, laisse pourtant derrière lui une traînée de doutes. Jean-Claude Mukanya avait alerté avant le vote : « Ces élections vont nous diviser à coup sûr ». Même onde de choc chez Patrice Mangenda, qui a saisi la FIFA pour dénoncer des « graves irrégularités ».
Dans les coulisses, le football congolais ressemble à une maison debout sur des fondations fatiguées. Montesquieu prévenait déjà : « Une chose n’est pas juste parce qu’elle est loi. »
Refonder ou survivre
Face à la défiance, Mosengo-Omba promet de « refonder pour structurer, structurer pour gagner ». Professionnalisation des clubs, compétitions crédibles, relance du football féminin : le chantier est immense. Car en RDC, le football n’est pas qu’un jeu. Il est mémoire, drapeau, refuge populaire. Le ballon et la République
Le nouveau président joue désormais le match le plus dangereux : celui de la confiance. « La crise naît quand l’ancien meurt et que le nouveau tarde à apparaître », écrivait Antonio Gramsci. À la FECOFA, le ballon roule déjà. Mais le pays, lui, attend encore le véritable coup d’envoi.
