Nicolas Kazadi écarte le risque financier et pointe l’impact possible de la guerre dans l’Est.

Un éventuel report des élections prévues en 2028 en République démocratique du Congo ne serait pas, selon Nicolas Kazadi, lié au manque de moyens financiers. L’ancien ministre des Finances estime plutôt que l’évolution du conflit dans l’Est pourrait compliquer le respect du calendrier. Il appelle ainsi à accélérer la mise en œuvre des engagements de paix.

Élections RDC 2028 : le risque sécuritaire

Nicolas Kazadi s’est exprimé mercredi 2 septembre 2026 lors d’un Space animé par Stanis Bujakera Tshiamala. Interrogé sur les risques d’un report, il a écarté une difficulté budgétaire.

« Si il devait y avoir un report, ce ne serait vraisemblablement pas pour des raisons économiques ou financières », a-t-il déclaré. Il estime que le budget de l’État « tient encore jusqu’à présent ».

L’ancien ministre identifie plutôt la situation sécuritaire comme le principal risque. « C’est le seul chose à craindre, c’est que le développement du conflit, et avec tout ce qu’il comporte comme risque, rende difficile la tenue de ces élections dans les délais. »

Un calendrier dépendant de la paix

Selon la CENI, le cycle électoral 2025-2029 prévoit les élections nationales, provinciales et locales de 2028. L’institution identifie notamment les contraintes sécuritaires et logistiques parmi les défis du processus.

Kazadi évoque aussi la nécessité de disposer du temps nécessaire pour actualiser le fichier électoral et conduire les différentes opérations. « Donc c’est plutôt le calendrier qui pose problème, puisque les moyens [sont là]. »

Cette déclaration ne constitue pas une annonce de report. Elle présente un risque potentiel lié à l’évolution du conflit.

Le décryptage : quand la sécurité conditionne le scrutin

Le sens essentiel de cette déclaration réside dans le lien entre sécurité et capacité électorale. Une dégradation durable peut compliquer l’accès aux territoires, les opérations électorales et la logistique. Elle peut aussi réduire la marge de temps disponible pour préparer le scrutin.

Comme l’écrivait Raymond Aron, « la paix est un ordre ». Dans ce contexte, cette idée éclaire un enjeu concret : sans conditions sécuritaires suffisantes, les moyens financiers ne garantissent pas, à eux seuls, l’organisation effective d’une élection.

La question devient donc moins celle de l’argent que celle du temps disponible pour transformer les préparatifs en opérations électorales effectives.

Les conditions de sécurité permettront-elles à la RDC de respecter son calendrier électoral de 2028 ?

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Didier Bofatshi
Jésus-Christ t’aime

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