
Le palais des ombres
À Kinshasa, le tonnerre gronde dans les couloirs de AFDC-A. Le camp du député Patrick Munyomo accuse le sénateur Modeste Bahati Lukwebo de “menaces” et de “provocations”, après un incident signalé mercredi 13 mai 2026 dans un immeuble du boulevard du 30 Juin. Selon des informations consultées sur Opinion Info par voltefaceinfos7.com, les proches de Munyomo disent avoir alerté les services de sécurité et les chambres parlementaires, redoutant une escalade politique aux contours inquiétants.
Quand les murs parlent
Le différend a explosé après les critiques publiques de Patrick Munyomo contre la ligne politique défendue par Bahati lors d’une conférence du 4 mars dernier. Depuis, chaque geste devient suspect. Chaque silence, une déflagration. « Le pouvoir est moins dans les institutions que dans les rapports de force », écrivait Raymond Aron. À Kinshasa, la phrase résonne comme une prophétie.
La guerre des symboles
Le camp Munyomo affirme détenir des “preuves documentées” après la présence présumée de Bahati dans un centre d’anglais voisin du bureau privé du député. Un détail banal devenu bombe politique. Derrière cette bataille se cache une lutte plus vaste : contrôle de l’influence, fidélité à Félix Tshisekedi, recomposition silencieuse de la majorité.
Le silence qui accuse
Aucune réaction officielle de Bahati n’a encore été publiée. Mais en politique, le silence est parfois un langage plus lourd que les discours. « Mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde », rappelait Albert Camus. Dans cette crise, les mots circulent comme des éclats de verre. Et Kinshasa observe, suspendue entre soupçon et implosion.
Didier BOFATSHI
