RDC : Uvira sous le choc, HRW dénonce des “crimes d’une brutalité exceptionnelle” du M23

Dans l’Est de la République démocratique du Congo, une nouvelle onde de choc traverse Uvira. Selon un rapport de Human Rights Watch rendu public le 14 mai 2026, les exactions commises lors de la prise de la ville en décembre 2025 par le groupe armé AFC/M23, soutenu par le Rwanda, relèvent de crimes « d’une gravité et d’une brutalité exceptionnelles ». Des informations relayées par Afrique Midi et consultées sur RFI par voltefaceinfos7.com décrivent une séquence de violences massives contre des civils, au cœur d’une guerre qui s’enlise dans l’horreur.

Uvira, théâtre des ombres

Le rapport intitulé « Nous sommes des civils » documente des violations graves des droits humains, attribuées aux combattants du M23 et à des unités rwandaises engagées sur le terrain. Témoignages, recoupements et analyses dessinent une ville transformée en espace de peur.

« La guerre est un enfer que les hommes construisent pour les autres hommes », écrivait Ernest Hemingway. À Uvira, cette phrase prend une résonance charnelle.

La mécanique de la terreur

Au-delà des combats, c’est une logique de domination qui est décrite : intimidations, exécutions, déplacements forcés. Le rapport de HRW met en lumière une stratégie où le civil devient cible, et non plus victime collatérale.

Le directeur exécutif de HRW, Philippe Bolopion, insiste sur la nécessité d’une réponse internationale coordonnée face à des violations systématiques du droit humanitaire.

Les silences diplomatiques

Pendant que les armes se retirent de certaines zones de la plaine de la Ruzizi et des hauts plateaux du Sud-Kivu, les cicatrices restent ouvertes. La lenteur des réactions internationales interroge.

« Le sang des innocents ne sèche jamais dans l’indifférence », rappelait Albert Camus. Dans l’Est congolais, la vérité avance plus lentement que les balles.

Uvira n’est plus seulement un champ de bataille : elle devient un symbole. Celui d’une guerre où le droit vacille et où la mémoire des civils réclame justice.

« Là où on brûle les livres, on finit par brûler les hommes », avertissait Heinrich Heine. Et dans le silence des ruines, une question demeure suspendue : combien de vérités faudra-t-il encore documenter avant que la paix ne cesse d’être un mot abstrait ?

Didier BOFATSHI

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