De la diplomatie politique aux infrastructures, Kinshasa observe l’expérience angolaise face à la sécheresse.
Félix-Antoine Tshisekedi a effectué, samedi 5 septembre 2026, une visite de travail dans le Cunene, à l’invitation de João Lourenço. La séquence révèle un nouvel axe de coopération RDC-Angola : l’eau, les infrastructures et l’adaptation au changement climatique.
Félix Tshisekedi observe l’expérience du Cunene
Selon la Présidence congolaise, cette visite vise le partage d’expériences sur les grands projets hydrauliques angolais. Les deux dirigeants ont pris part à l’inauguration des barrages de Ndúe et de Calucuve et de leurs canaux d’acheminement.
Une précision s’impose. D’après le ministère angolais de l’Énergie et des Eaux, les deux ouvrages sont achevés. La cérémonie a été présidée par João Lourenço, en présence notamment de Félix Tshisekedi.
Deux barrages contre la sécheresse
Calucuve peut stocker 141 millions de m³ d’eau. Ndúe atteint 170 millions de m³. Ensemble, les infrastructures peuvent bénéficier à plus de 55 000 habitants et à environ 60 000 têtes de bétail. Elles s’inscrivent dans le Programme de lutte contre les effets de la sécheresse dans le sud de l’Angola (PCESSA).
Le Cunene dispose aussi du canal du Cafu. L’Angola construit donc une réponse structurée autour du stockage, de l’acheminement et de l’usage productif de l’eau.
Apprendre avant de reproduire
La Présidence affirme que Kinshasa veut « tirer profit de l’expérience angolaise ». Cette démarche dépasse la cérémonie. Elle ouvre une réflexion sur la capacité de la RDC à transformer une expérience régionale en solutions adaptées à ses propres territoires.
Amartya Sen rappelle que « le développement est un processus d’expansion des libertés réelles ». Ici, l’accès sécurisé à l’eau touche directement la santé, l’agriculture, l’élevage et l’activité économique.
L’enjeu reste désormais celui de la mise en œuvre. Observer ne suffit pas. Il faudra financer, entretenir et adapter les infrastructures.
La coopération RDC-Angola peut-elle transformer l’expérience du Cunene en véritable partenariat hydraulique régional ?
Votre avis nous intéresse. Réagissez et participez au débat dans l’espace « Laisser un commentaire ».

Jésus-Christ t’aime
