Le vice-gouverneur de la Sud-Ubangi, Jean‑René Galekwa Vundawe, a officiellement pris les fonctions de gouverneur intérimaire après la passation de pouvoir organisée le 26 février 2026 à Gemena, chef-lieu provincial de la République démocratique du Congo. La transition intervient dans un contexte politique marqué par la situation judiciaire du gouverneur titulaire, Michée Mobonga Lobo, qui bénéficie toutefois de la présomption d’innocence selon les déclarations du nouvel exécutif provincial.
Un programme de gouvernance de 100 jours annoncé
À l’occasion de sa prise de fonctions, le gouverneur intérimaire a annoncé l’élaboration d’un programme prioritaire de 100 jours orienté vers la consolidation de la stabilité institutionnelle et l’amélioration du climat de développement économique dans le Sud-Ubangi. Ce plan vise notamment à renforcer la gouvernance locale, améliorer l’attractivité des investissements et soutenir les initiatives de développement durable.
Tensions politiques autour de la cérémonie de remise et reprise
L’absence du gouverneur titulaire lors de la cérémonie a suscité des réactions. Michée Mobonga Lobo a qualifié l’événement de « coup d’État » administratif et a exprimé des réserves sur l’authenticité du télégramme attribué au vice-Premier ministre chargé de l’Intérieur désignant l’intérim. Cette controverse illustre les défis liés à la gestion des transitions institutionnelles dans certaines provinces congolaises.
La continuité de l’action publique comme enjeu provincial
Les nouvelles autorités intérimaires ont affirmé leur volonté de respecter les institutions provinciales et de poursuivre les politiques publiques engagées. Comme le rappelait Montesquieu, « la liberté politique consiste en la tranquillité d’esprit qui provient de l’opinion que chacun a de sa sûreté ». Dans le Sud-Ubangi, la stabilité institutionnelle demeure ainsi au cœur des priorités.
CPC / MCP / VF7, via voltefaceinfos7.com