La logistique de la Présidence de la République démocratique du Congo annonce l’instauration d’une politique de tolérance zéro contre les comportements jugés inciviques impliquant certains chauffeurs du cabinet et utilisateurs de véhicules officiels à Kinshasa.
Cette décision a été rendue publique par Jean-Paul Mulamba, assistant logistique de la Présidence, qui dénonce la recrudescence de pratiques contraires au code de la route et susceptibles d’altérer l’image institutionnelle du chef de l’État, Félix Tshisekedi.
Des comportements ciblés par la nouvelle mesure
Les autorités ont identifié plusieurs formes d’incivisme routier :
- Non-respect des feux de signalisation
- Circulation en double file ou en sens interdit
- Usage illégal de gyrophares et dispositifs lumineux interdits
- Dissimilation de plaques d’immatriculation
- Intimidation d’autres usagers ou agents de l’ordre
Ces actes sont considérés comme une violation grave des engagements de bonne conduite liés à l’utilisation des véhicules administratifs.
Un régime disciplinaire renforcé
La Présidence rappelle l’existence d’une charte de responsabilité signée avant l’attribution des véhicules de fonction. Les sanctions prévues vont du blâme administratif à la confiscation du véhicule en cas de récidive, sans préjudice d’éventuelles poursuites disciplinaires. L’objectif affiché est de garantir l’exemplarité du service public et de prévenir les abus d’autorité sur la voie publique.
Sécurité routière et image institutionnelle
À Kinshasa, plusieurs usagers dénoncent également le comportement de certains véhicules à plaques rouges accusés d’ignorer les règles de circulation. Comme le rappelait Mahatma Gandhi, « la véritable civilisation se mesure à la manière dont elle traite ses routes et ses hommes ». La discipline routière devient ainsi un enjeu de gouvernance urbaine et d’éthique publique.
Actualite.cd / VF7, via voltefaceinfos7.com