RDC : Parole brisée, armée en alerte

Les mots d’un général-major ont fait vaciller la neutralité de l’armée. Sylvain Ekenge, suspendu après des propos stigmatisants envers la communauté tutsie, illustre le fragile équilibre entre voix personnelle et responsabilité institutionnelle. L’État-major des FARDC réaffirme son rôle de gardien de la cohésion nationale et de la sécurité de tous les Congolais.
Quand la parole dépasse le rang
Le 27 décembre, sur la RTNC, Sylvain Ekenge s’exprime. Ses déclarations, accusées de stigmatisation, éclatent comme un écho dangereux dans le pays. L’État-major suspend le porte-parole et précise : ses mots ne reflètent ni la position officielle de l’armée, ni celle du président Félix Tshisekedi, ni celle du Gouvernement.
Discipline et neutralité, le rempart des FARDC
Face au tumulte, l’armée rappelle sa mission constitutionnelle : défendre le territoire, protéger chaque citoyen et garantir l’intégrité nationale. La discipline et le professionnalisme deviennent boucliers contre toute dérive, chaque officier tenu de respecter l’éthique militaire.
Cohésion nationale : un appel à l’unité
Dans un contexte ethniquement sensible, chaque phrase peut devenir étincelle. L’État-major exhorte la population à rejeter les discours de haine, à soutenir l’armée et à préserver l’unité nationale. Le message est clair : la République et ses forces armées veillent, même quand les mots s’égarent.
Didier BOFATSHI

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