Le Président Félix Tshisekedi a procédé, le 28 février 2026, à la nomination des dirigeants de deux entreprises publiques stratégiques en République démocratique du Congo : le Fonds d’Investissement Stratégique de la RDC (FIS‑RDC) et l’Entreprise nationale de gestion des infrastructures pétrolières (ENGIP‑RDC SA).
Ces ordonnances, rendues publiques via la chaîne nationale Radiotélévision nationale congolaise (RTNC) par la porte-parole présidentielle Tina Salama, s’inscrivent dans la dynamique des réformes institutionnelles engagées depuis 2025 pour renforcer la gouvernance économique et énergétique du pays.
Un fonds souverain pour l’investissement stratégique
Créé en août 2025, le FIS-RDC vise à mobiliser des financements innovants pour soutenir les secteurs prioritaires de l’économie nationale, notamment les infrastructures, l’énergie, l’agriculture, l’industrie et les technologies.
À la tête de cette institution, Calvin Kabamba Nsupi est nommé président du conseil d’administration, tandis que Émile Donatien Luhahi Osumba devient directeur général. L’équipe dirigeante comprend également Maximilien Bandu Ndongala, Jean‑Claude Mukanya Tshibumba et Timothée Katanga Tunda.
Sécuriser les infrastructures pétrolières nationales
Dans le secteur énergétique, Thierry Tshitenga Kabuya est nommé président du conseil d’administration de l’ENGIP-RDC SA, tandis que Richard Beya Ilunga en devient le directeur général.
Juriste spécialisé en droit pétrolier et chercheur en droit OHADA, il participe également aux instances nationales de régulation des prix des hydrocarbures, contribuant à la définition de la politique énergétique congolaise.
Une stratégie de développement structurel
Ces nominations traduisent l’ambition des autorités congolaises de moderniser la gestion des ressources publiques et de renforcer l’attractivité économique du pays.
Le FIS-RDC et l’ENGIP-RDC SA sont désormais considérés comme des instruments centraux de la stratégie nationale de financement du développement et de sécurité énergétique.
Comme le rappelait Amartya Sen, « le développement est la liberté de choisir son avenir ». À travers ces réformes, la RDC tente de construire les fondations institutionnelles d’une croissance durable.
ACP / VF7, via voltefaceinfos7.com