À Brazzaville, Kinshasa cherche l’appui régional pour transformer le protocole signé avec les FDLR en étapes concrètes.
Le ministre congolais de l’Intégration régionale, Floribert Anzuluni, a présenté le 30 septembre 2026 à Denis Sassou-Nguesso l’évolution du processus de démilitarisation, de démobilisation et de cantonnement volontaire des FDLR. Cette démarche intervient alors que Kinshasa multiplie les consultations régionales autour de la mise en œuvre de ses engagements de Washington.
Kinshasa présente les prochaines étapes
Reçu à Brazzaville comme émissaire de Félix Tshisekedi, Floribert Anzuluni a fait le point sur le protocole conclu avec une faction des FDLR. Il a également présenté une feuille de route concernant les prochaines étapes du processus.
Le gouvernement congolais avait annoncé fin juillet que des combattants des FDLR avaient accepté d’entrer dans un processus de désarmement, de démobilisation et de cantonnement. Le dispositif prévoit notamment un caractère volontaire de la reddition.
Un protocole encore confronté à sa mise en œuvre
L’annonce d’un protocole ne signifie pas que sa mise en œuvre est achevée. Le Groupe de contact international pour les Grands Lacs a demandé en août à Kinshasa de définir un plan opérationnel et un calendrier réaliste pour parvenir à une neutralisation effective des FDLR. Il a également appelé à préciser les mécanismes de lutte contre l’impunité et à associer la MONUSCO au processus.
En juillet, la RDC et le Rwanda avaient par ailleurs réaffirmé, dans le mécanisme conjoint de coordination, leur volonté d’accélérer la neutralisation des FDLR et le désengagement des forces rwandaises. Les parties avaient aussi évoqué des mécanismes de vérification.
Kigali et Kinshasa divergent sur le dispositif
Le processus reste politiquement sensible. Kigali conteste l’approche congolaise fondée sur un protocole spécifique avec les FDLR, estimant que l’accord de Washington prévoit leur neutralisation. Kinshasa défend, au contraire, le désarmement volontaire comme moyen de parvenir à cette neutralisation.
La tournée d’Anzuluni à Lomé, Luanda puis Brazzaville traduit ainsi une volonté de maintenir les partenaires régionaux informés et mobilisés.
À ce stade, le processus dispose d’un protocole et d’une feuille de route annoncée, mais les principales étapes opérationnelles restent à concrétiser. La question centrale demeure donc celle du passage de l’engagement politique à une neutralisation effectivement vérifiable des FDLR.
Quelles garanties permettront de mesurer concrètement les prochaines étapes du processus ?
Votre avis nous intéresse. Réagissez et participez au débat dans l’espace « Laisser un commentaire ».

Jésus-Christ t’aime

