Le Nyamuligira gronde depuis le 14 janvier, un géant incandescent qui murmure sa puissance, mais qui n’a pas encore choisi la ville comme théâtre. La lave s’échappe, rouge et lente, dans un ballet circonscrit par la montagne Nyiragongo, protectrice immobile.
La montagne sentinelle
Le cratère déborde, mais rien ne franchit la barrière naturelle. « Nyamuligira est toujours en éruption depuis tout ce temps, mais ça ne va pas loin », assure Georges Mavonga Tuluka, directeur de l’OVG. Goma et Nyiragongo sont épargnées, comme si le volcan respectait les cités endormies à ses pieds.
Fumée empoisonnée
La menace n’est pas toujours visible. Les vents transportent une fumée toxique, rappel discret mais pressant que la vigilance reste de mise. L’OVG recommande prudence et hygiène : laver légumes et aliments crus, éviter de manger dehors. « Ce n’est pas la lave qui tue, mais l’air que l’on respire », prévient Tuluka.
Un spectacle contrôlé
Le volcan rugit sans débordement dramatique. La nature s’exprime, mais la civilisation résiste, protégée par la géographie et la science. Le Nyamuligira enseigne l’humilité : « Même un géant peut gronder sans écraser. » Et Goma, ce soir, observe en sécurité la fureur maîtrisée du feu de la terre.
Actu30 / VF7, via voltefaceinfos7.com