La salle était studieuse, mais l’enjeu colossal. La ministre d’État, ministre de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté, Raïssa Malu, a présidé la 2ᵉ réunion du Comité de pilotage des projets structurants, aux côtés du ministre du Plan Guylain Nyembo et du vice-ministre des Finances Gracia Yamba Kazadi. Objectif : transformer l’intention budgétaire en révolution pédagogique.
Les Plans de Travail Budgétaires Annuels 2026 (PTBA) des projets PERSE, PAAF et PEQIP ont été examinés puis validés. Le cap est clair : accélérer, débloquer, amplifier.
Le pari des 650 millions
Six réformes majeures, 650 millions USD déjà décaissés. Le Projet d’Équité et de Renforcement du Système Éducatif (PERSE) soutient la gratuité de l’enseignement et restructure les fondations d’un système longtemps sous tension. Ici, l’argent n’est pas une ligne comptable : il devient levier d’égalité, promesse de bancs remplis, respiration pour des familles allégées du poids des frais scolaires.
Les manuels comme lumière
Avec 260 écoles bénéficiaires, plus de 4 millions de manuels distribués et près de 195 000 filles soutenues par des bourses élargies, le Projet d’Apprentissage et d’Autonomisation des Filles (PAAF) change l’échelle. Chaque livre posé sur un pupitre est une victoire silencieuse ; chaque bourse accordée, un plafond de verre fissuré.
L’exigence de la qualité
Le Projet d’Amélioration de la Qualité de l’Enseignement Primaire (PEQIP) s’attaque au cœur battant du système : la formation des enseignants. Car une réforme sans compétence est un édifice sans piliers. Former, recycler, professionnaliser : l’ambition est structurelle.
L’heure d’accélérer2
Pour 2026, le mot d’ordre est l’impact. Lever les obstacles administratifs, fluidifier les décaissements, maximiser chaque dollar investi. L’éducation n’est plus un chantier abstrait ; elle devient une urgence stratégique. À travers ces projets, l’État engage bien plus que des budgets : il engage une génération. Car investir dans l’école, c’est écrire l’avenir à l’encre durable. Comme le rappelait Victor Hugo : « Ouvrir une école, c’est fermer une prison. » L’enjeu, désormais, est d’ouvrir plus vite, plus large, plus loin.
Serge BOKATOLA / voltefaceinfos7.com