Kinshasa submergée : Pluies diluviennes provoquent érosions et effondrements

La nuit du 19 au 20 février 2026, Kinshasa a été frappée par une pluie diluvienne qui a entraîné des érosions et des effondrements dans plusieurs quartiers de la capitale congolaise. Les communes de Mont-Ngafula et Selembao ont été particulièrement touchées, où les infrastructures et les voies de circulation ont subi d’importants dégâts.

Effondrements à Mont-Ngafula : murs cédant sous la pluie

Dans le site « Mboma », au quartier Mitendi, des murs de soutènement d’un chantier routier se sont effondrés sous la pression des eaux de ruissellement. Adèle Shimba, cheffe du quartier, témoigne : « Nous avons appris ce matin qu’il y a eu un éboulement de terres. Les murs ont cédé à la pression des eaux. »

Comme le rappelle Gilbert White, pionnier de la gestion des risques naturels, « les catastrophes ne sont pas seulement des phénomènes naturels, elles résultent souvent de la vulnérabilité humaine ». Les effondrements observés à Mont-Ngafula reflètent donc l’interaction entre l’intensité des pluies et l’insuffisance des infrastructures pour résister aux phénomènes hydrologiques extrêmes.

Érosions et voies coupées à Selembao

Au quartier Badiadingi, l’avenue Putu Mpanzu a été scindée en deux par une tête d’érosion qui menaçait depuis longtemps, obligeant les habitants à emprunter des parcelles privées pour contourner l’obstacle. L’avenue Kika, dans le quartier Cogelos, a également été ravagée par l’érosion.

Selon Hans Jonas, philosophe de l’éthique environnementale, « agir sans considération pour les limites de la nature, c’est courir au désastre ». Les zones touchées révèlent une vulnérabilité ancienne, exacerbée par le ruissellement urbain et le manque de dispositifs de prévention adaptés.

Bilan et préoccupations des riverains

Pour l’heure, aucune perte en vies humaines n’a été signalée. Cependant, les habitants s’inquiètent de la pérennité des infrastructures et du risque accru lors des prochaines pluies. Comme le souligne Michael D. Thomas, expert en urbanisme et risques naturels : « La résilience d’une ville face aux phénomènes extrêmes dépend autant de sa planification que de sa capacité à anticiper les catastrophes. »

Ces événements à Kinshasa rappellent la nécessité d’investir dans des systèmes de drainage efficaces, de renforcer les murs de soutènement et de sensibiliser les populations aux risques liés aux pluies intenses et à l’érosion urbaine. La gestion proactive du territoire reste la clé pour limiter les conséquences des pluies diluviennes et protéger les habitants.

Didier BOFATSHI

RTNC/ voltefaceinfos7.com

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