Mgr Fulgence Muteba lors de sa visite à la paroisse Notre-Dame de la Paix à Lubumbashi.Le président de la CENCO interpelle les responsables politiques après l’agression de membres du clergé à Lubumbashi.

L’insécurité à Lubumbashi prend une dimension préoccupante après l’agression de membres du clergé à la paroisse Notre-Dame de la Paix, dans la nuit du 26 au 27 octobre 2026. Le président de la CENCO, Mgr Fulgence Muteba Mugalu, appelle les responsables politiques à agir et évoque la possibilité de mesures d’autoprotection. Cette déclaration soulève une question essentielle : comment garantir la sécurité sans banaliser la violence ?

Insécurité à Lubumbashi : une nouvelle attaque contre le clergé

Dans la nuit du lundi 26 au mardi 27 octobre, des hommes armés ont attaqué la paroisse Notre-Dame de la Paix, à Lubumbashi, dans le Haut-Katanga. Selon les informations publiées par 7SUR7.CD, des prêtres et un gardien ont été agressés, tandis que de l’argent a été emporté. Le 28 octobre, Mgr Fulgence Muteba s’est rendu sur place pour dénoncer ces violences.

Mgr Muteba réclame des mesures concrètes

Le président de la CENCO a déclaré : « Je condamne avec la dernière énergie cette agression des ministres de l’Église. Et en même temps, je condamne toute l’insécurité qui se vit en province. Il y a un État qui doit s’occuper de la population, et il n’est plus possible de vivre tranquillement ici. On nous agresse, on nous vandalise, on tire sur nous ».

Il a également averti : « Nous allons prendre toutes les dispositions pour commencer à nous défendre nous-mêmes ».

Autoprotection : un enjeu de sécurité publique

Le point central dépasse la seule protection des paroisses : il concerne la confiance des citoyens dans leur sécurité. Le sociologue allemand Max Weber, dans Le Savant et le Politique, définit l’État moderne par sa revendication du monopole de la violence physique légitime sur un territoire. Cette conception éclaire l’enjeu institutionnel : assurer la sécurité relève d’abord des pouvoirs publics, tandis que l’autoprotection soulève des questions de limites et de responsabilité.

Quelles suites pour la sécurité au Haut-Katanga ?

Les autorités compétentes devront apporter des réponses concrètes aux inquiétudes exprimées. Aucune mesure précise d’autoprotection annoncée par l’Église n’est détaillée dans les déclarations rapportées. L’évolution de la situation et les éventuelles dispositions officielles restent donc à suivre.

Comment protéger durablement les paroisses et leurs communautés à Lubumbashi ?

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