Goma, la ville où l’ONU a tenu lieu d’État

À Goma, la guerre n’a pas seulement brisé des murs : elle a déplacé les rôles. L’ONU, prise sous le feu, a tenu debout quand l’État vacillait. Refuge, hôpital, caserne sans drapeau : la Monusco a gouverné sans régner. « Le politique commence avec la protection », écrivait Max Weber à Goma, cette protection n’avait plus de souveraineté.

La guerre qui refuse son nom

Ici, la bataille parlait le langage des armées, pas des rébellions. Brouillage GPS, manœuvres lourdes, avancées continues. Hans Morgenthau l’avait prévenu : « La puissance se cache derrière la morale. » La presse a nommé un groupe ; le terrain a montré un système.

La neutralité criblée

« Considérés comme partie au conflit » : l’aveu pèse. Dag Hammarskjöld rappelait que l’impartialité n’est pas l’inaction. Protéger, c’est choisir et payer. L’impunité en suspens :  La justice attend le cessez-le-feu. Raymond Aron : « La paix précède souvent la justice. » Mais l’attente creuse un précédent.

Goma révèle une vérité nue : l’ancien ordre meurt, le nouveau hésite. Gramsci l’écrivait : « Dans l’entre-deux surgissent les monstres. » La question demeure qui nommera enfin la guerre pour l’arrêter ?

RFI / VF7, via voltefaceinfos7.com

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