Fosses communes à Uvira : Enquête ouverte après le retrait des rebelles de l’AFC/M23

Une enquête officielle a été ouverte à la suite de la découverte de fosses communes dans la ville d’Uvira, dans la province du Sud-Kivu, en République démocratique du Congo. Les investigations interviennent après le retrait du mouvement rebelle AFC/M23, présent dans la zone à la suite d’opérations militaires menées dans l’est du pays.

Les autorités congolaises ont annoncé le déploiement d’équipes spécialisées chargées de sécuriser les sites identifiés dans les quartiers Kavinvira et Kilomoni. Les premières estimations du gouvernement provincial évoquent l’inhumation irrégulière possible de plus d’une centaine de corps, sans identification formelle des victimes à ce stade.

Un contexte sécuritaire marqué par les violences armées

Les découvertes surviennent dans un environnement régional tendu lié aux affrontements impliquant plusieurs groupes armés actifs dans l’est de la République démocratique du Congo. Kinshasa accuse certains acteurs extérieurs, notamment le Rwanda, de soutenir des opérations rebelles, accusations régulièrement démenties par Kigali.

Qualification juridique des faits présumés

Les autorités provinciales du Sud-Kivu considèrent que ces événements pourraient relever de crimes internationaux au regard du Statut de Rome de la Cour pénale internationale, notamment en matière de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre.

Vers la recherche de la vérité

Les équipes déployées sur le terrain ont pour mission de sécuriser les sites et de préparer d’éventuelles opérations d’exhumation dans le respect des normes humanitaires internationales. Comme le rappelait Elie Wiesel, « le contraire de l’amour n’est pas la haine, mais l’indifférence ». Dans l’est congolais, la quête de vérité apparaît désormais comme une exigence morale et judiciaire.

Didier BOFATSHI / VF7, via voltefaceinfos7.com

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