États-Unis : Trump lance le « Bouclier des Amériques »

Le président des États-Unis, Donald Trump, réunit ce samedi en Floride douze chefs d’État et de gouvernement latino-américains pour un sommet inédit baptisé « Bouclier des Amériques ». Cette rencontre, organisée près de Doral, rassemble principalement des dirigeants conservateurs de la région et vise, selon la Maison-Blanche, à « renforcer la coopération stratégique dans l’hémisphère occidental ».

Selon l’administration américaine, cette initiative doit permettre de consolider les alliances régionales face aux défis sécuritaires, migratoires et économiques.

« L’objectif est de réaffirmer la prééminence américaine dans l’hémisphère occidental et de renforcer les partenariats avec les nations qui partagent nos priorités en matière de sécurité et de prospérité », a déclaré un responsable de la Maison-Blanche.

Des absents remarqués

Plusieurs dirigeants latino-américains de gauche ou progressistes brillent par leur absence, notamment Claudia Sheinbaum du Mexique, Luiz Inácio Lula da Silva du Brésil, et Gustavo Petro de Colombie. En revanche, plusieurs dirigeants conservateurs ont répondu à l’invitation, parmi lesquels le président argentin Javier Milei.

La « charte de Doral »

Au cœur du sommet figure la signature d’un document politique appelé « charte de Doral », destiné à renforcer la coopération entre les pays participants et à affirmer leur souveraineté face aux influences extérieures.

« Les peuples d’Amérique latine doivent pouvoir décider de leur avenir sans ingérence étrangère », indique un passage du projet de déclaration. Dans le viseur de Washington figure notamment l’influence croissante de la Chine sur le continent, en particulier à travers l’initiative des Nouvelles routes de la soie.

Rivalité économique croissante

La rivalité économique entre Washington et Pékin est au cœur de cette initiative. En 2025, la Chine est devenue le premier partenaire commercial de l’Amérique latine, avec environ 565 milliards de dollars d’échanges, contre 346 milliards pour les États-Unis.

Malgré cela, Washington conserve une influence importante, notamment en Amérique centrale. Le Panama a récemment repris le contrôle de certains ports du Canal de Panama après avoir retiré des contrats à l’entreprise hongkongaise CK Hutchison Holdings.

De son côté, le Honduras, dirigé par Nasry Asfura, a annulé plusieurs accords d’investissement avec Pékin et cherche à rétablir des relations économiques avec Taïwan.

Un sommet avant la visite en Chine

Le calendrier de cette rencontre n’est pas anodin. Le sommet intervient trois semaines avant le déplacement officiel de Donald Trump à Pékin, qui marquera sa première visite en Chine depuis le début de son second mandat.

Pour plusieurs analystes, le « Bouclier des Amériques » illustre la volonté de Washington de consolider un front régional avant d’aborder les discussions stratégiques avec Pékin.

RFI / VF7, via voltefaceinfos7.com

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