Le 27 août 2026 à Kinshasa, Félix Tshisekedi a annoncé un Dialogue national. Le 28 août, Jean-Pierre Bemba a soutenu une méthode fondée sur les 26 provinces. L’opposition conteste toutefois le format proposé.
Le dialogue national change d’échelle
Félix Tshisekedi a annoncé l’ouverture du Dialogue national pour la paix, la cohésion et la refondation de l’État. Le processus doit durer trois mois et commencer dans les 26 provinces.
Jean-Pierre Bemba a salué cette méthode. Il déclare : « J’ai écouté le message du Chef de l’État avec une grande attention. Je crois profondément que chaque Congolais doit pouvoir prendre part à cette réflexion. Notre avenir ne peut être décidé uniquement dans les bureaux de Kinshasa : il doit se construire avec les Congolais, au plus près de leurs réalités »
Dialogue national : une méthode contestée
Cette position rejoint la méthode présidentielle. La C64 la rejette et réclame un dialogue national inclusif.
Le chef de l’État exclut les acteurs ayant pris les armes contre l’ordre constitutionnel. Washington et Doha traitent les dimensions militaires et régionales du conflit.
Déplacer le centre du débat
L’essentiel réside dans la territorialisation du dialogue. Le pouvoir rapproche la discussion des provinces et des communautés. Sa portée dépendra du poids accordé aux consultations.
John Dewey voyait la démocratie comme une « forme de vie associée ». Cette pensée éclaire le défi : consulter ne suffit pas. La parole recueillie doit produire des décisions.
Un test pour la légitimité
Participants et recommandations seront décisifs.
La RDC pourra-t-elle transformer la parole provinciale en consensus ? Votre avis nous intéresse. Réagissez et participez au débat dans l’espace « Laisser un commentaire ».
Didier BOFATSHI

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