Le pays sous tension
À Assemblée nationale de la République Démocratique du Congo, mercredi 13 mai, Molendo Sakombi a demandé 48 heures avant de répondre aux élus sur la crise énergétique qui étrangle la RDC. Face aux critiques, le ministre a évoqué des contraintes techniques, politiques et sociales. Dans l’hémicycle, les députés ont relayé la colère des provinces plongées dans l’obscurité.
L’ombre des provinces oubliées
Le rapporteur de l’Assemblée nationale, Jacques Djoli, a dénoncé l’absence de projets structurants dans le Grand Équateur, le Sankuru ou le Bas-Uele. Derrière l’électricité, c’est la question de l’abandon territorial qui surgit. « Gouverner, c’est distribuer la visibilité », écrivait Achille Mbembe. En RDC, certaines provinces restent encore hors du faisceau national.
Le temps politique contre l’urgence sociale
Cette demande de délai ressemble à une respiration sous pression. Car l’électricité est devenue un thermomètre politique. Hôpitaux, écoles, entreprises : tout vacille lorsque les lignes s’éteignent. Le ministre est attendu vendredi 15 mai pour une réponse décisive. Kinshasa réclame des solutions. Les provinces exigent des actes.
« Une idée dont l’heure est venue est plus forte que toutes les armées », disait Victor Hugo. En RDC, l’accès à l’électricité n’est plus une promesse. C’est une dette nationale qui brûle dans le noir.

