Face à la flambée des prix du pétrole liée au conflit au Moyen-Orient, le président Luiz Inacio Lula da Silva a annoncé jeudi une série de mesures pour freiner la hausse des carburants. Les impôts fédéraux sur le diesel sont
réduits à zéro et des contrôles renforcés visent à éviter toute augmentation abusive à la pompe.
Le diesel, essentiel au transport de marchandises, influence directement le coût de nombreux produits, en particulier les denrées alimentaires. Lula a souligné le risque pour les populations les plus vulnérables : « Nous consentons à un sacrifice (…) pour éviter que les effets de l’irresponsabilité de la guerre n’atteignent le peuple brésilien. »
Le ministre des Finances, Fernando Haddad, a rappelé que ces mesures sont temporaires et n’interfèrent pas avec la politique tarifaire de Petrobras, le géant pétrolier public, qui n’a pas augmenté ses tarifs depuis le début du conflit.
Bien que le Brésil soit autosuffisant en pétrole brut, il dépend des importations pour certains dérivés comme le diesel. La guerre, en perturbant l’approvisionnement mondial et le passage stratégique du détroit d’Ormuz, accentue la volatilité des prix et menace directement le pouvoir d’achat des citoyens.
« Le prix de la guerre se paie d’abord dans le quotidien des peuples », rappelait John F. Kennedy. Avec ces mesures, le Brésil tente de conjurer l’effet domino de la guerre sur l’inflation, protégeant sa population tout en naviguant dans les turbulences d’un marché mondial en crise.
RFI / VF7, via voltefaceinfos7.com