La capture de Nicolas Maduro par les forces américaines secoue le continent et la scène internationale. Tandis que certains célèbrent la fin d’une dictature, d’autres dénoncent une ingérence brutale, rappelant que le droit international et la souveraineté restent en suspens dans ce fragile équilibre.
Pour et contre : les voix qui se déchirent
À travers le monde, les réactions s’égrènent comme des échos discordants. La Russie, l’Iran, Cuba et la Chine dénoncent une opération qui viole la souveraineté du Venezuela et menace toute solution politique durable. Le secrétaire général de l’ONU s’inquiète d’un « respect du droit international » désormais compromis. La diplomatie française, tout en condamnant la dictature de Maduro, insiste : « Aucune solution politique durable ne peut être imposée de l’extérieur. » L’Union européenne appelle, elle, au respect du droit international et à une transition démocratique pacifique, refusant tout recours à la force comme instrument politique.
Les soutiens qui acclament le soulèvement
En Amérique du Sud, le président argentin Javier Milei salue avec enthousiasme les frappes américaines, affirmant qu’elles mettent fin à la tyrannie et libèrent le peuple. Le chancelier allemand Friedrich Merz estime que Maduro a « conduit son pays à la ruine » et que son départ ouvre la voie à un redressement. Emmanuel Macron, de son côté, appelle à une « transition démocratique » et pacifique, célébrant la fin d’une « dictature » et dénonçant les atteintes graves de Maduro à la dignité et aux libertés fondamentales de son peuple.
Une région suspendue entre colère et espoir
Le continent se fracture : la Colombie et le président brésilien Lula dénoncent l’ingérence américaine, tandis que certains pays occidentaux voient dans l’opération une opportunité de rétablir la démocratie. Le Venezuela, au cœur de ce choc diplomatique, devient symbole d’un dilemme universel : comment concilier respect de la souveraineté et lutte contre la tyrannie ? Entre fureur et espoir, la région observe, suspendue aux décisions d’acteurs étrangers et à la destinée de ses habitants.
RFI, via voltefaceinfos7.com