UPN sous le feu viral : L’université brandit le glaive du droit contre la tempête des écrans

Face aux accusations de mégestion diffusées sur les réseaux sociaux, l’Université Pédagogique Nationale (UPN) rejette des allégations jugées infondées. Par la voix de sa cellule de communication, l’institution dénonce la diffusion de propos diffamatoires, annonce des poursuites judiciaires et défend la conformité de sa gestion aux normes légales en vigueur en République Démocratique du Congo.

Vérité sous siège

La cellule de communication affirme que les accusations diffusées sur les plateformes numériques portent atteinte à l’image du comité de gestion dirigé par la professeure IBEBEKE. Elle souligne que l’usage abusif des réseaux sociaux pour propager des informations non vérifiées constitue une violation potentielle des dispositions du cadre juridique numérique congolais. Dans l’univers hyperconnecté, la rumeur peut parfois précéder la preuve. Comme l’écrivait Michel Foucault, le pouvoir participe aussi à la production de la vérité sociale.

Le glaive du droit

L’annonce d’une action judiciaire marque un tournant décisif. La cellule de communication affirme sa certitude quant à la conformité administrative de la gestion universitaire et rappelle que plusieurs missions d’institutions publiques de contrôle ont examiné les comptes de l’établissement.

Saisir la justice renverse la charge symbolique : les accusateurs sont désormais appelés à démontrer la véracité de leurs propos. En droit, la diffamation implique l’imputation d’un fait précis portant atteinte à l’honneur d’une personne ou d’une institution. À défaut de preuves, la rigueur légale s’impose. La posture défensive s’inscrit dans la rationalité légale décrite par Max Weber, fondement de la légitimité administrative moderne.

Le gendarme numérique

L’UPN met en avant les plateformes OptSolution et CISNET. La première assure la traçabilité des paiements académiques, tandis que la seconde sécurise le parcours étudiant et le traitement des notes. Ces outils visent à réduire les risques de fraude, renforcer la transparence financière et crédibiliser les diplômes délivrés. La cellule de communication évoque néanmoins des « résistances au changement », suggérant que les réformes technologiques peuvent bouleverser des équilibres organisationnels internes.

L’État et les écrans

Cette démarche s’inscrit dans le contexte national marqué par la volonté du président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo d’encadrer l’usage des réseaux sociaux en République Démocratique du Congo pour lutter contre la désinformation. Comme le rappelait Hannah Arendt, la vérité factuelle demeure fragile face à la propagation des rumeurs.

La confiance comme horizon

Au-delà des polémiques numériques, la position de l’UPN traduit une volonté de protéger l’honneur institutionnel et de rappeler que les réseaux sociaux ne sont ni des tribunaux ni des espaces d’accusation sans preuve. « Le pouvoir symbolique est un pouvoir de faire voir et de faire croire », écrivait Pierre Bourdieu. Ainsi, sous le tumulte des écrans, la justice demeure l’arbitre silencieux de la vérité.

Didier BOFATSHI / VF7, via voltefaceinfos7.com

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