Trois robes tombées : Sankuru sanctionne la faute éthique

À la suite d’une procédure disciplinaire, le Conseil de l’Ordre du barreau de la province du Sankuru a prononcé la radiation de trois avocats pour violation des exigences de probité, de dignité et de délicatesse inhérentes à l’exercice de la profession.

Les concernés, Maîtres Césars Odimula, Laurent Lokoho et Frédéric Lokonga Djomo, sont interdits d’exercer toute activité liée à l’avocature jusqu’à l’épuisement de la sanction disciplinaire décidée par l’instance ordinale.

La décision a été rendue publique à travers une notification officielle invitant la communauté juridique à veiller au respect strict de la mesure prise par le barreau.

La profession d’avocat, rappelle l’ordre professionnel, demeure un espace régi par des normes déontologiques exigeantes visant à garantir la confiance du public dans l’administration de la justice.

Dans la tradition juridique, la discipline professionnelle s’inscrit dans une philosophie éthique ancienne. Comme le soulignait Immanuel Kant, « agir moralement, c’est agir selon une loi que l’on pourrait vouloir voir universalisée ».

Le droit de la défense, bien qu’essentiel, exige que son titulaire conserve une conduite irréprochable. Selon Jean Rivero, la déontologie professionnelle constitue un mécanisme de régulation sociale permettant de préserver la crédibilité des institutions juridiques.

Dans le champ de l’avocature, la probité demeure un pilier fondamental. La jurisprudence disciplinaire rappelle que l’avocat n’est pas seulement un technicien du droit mais aussi un gardien de la justice.

« L’honneur de la robe se mesure autant par la parole que par la conduite », peut être rapproché de la pensée éthique de Aristote, qui plaçait la vertu au centre de la vie sociale.

Cette radiation disciplinaire s’inscrit dans la volonté des autorités ordinales de protéger l’intégrité de la profession juridique dans la province du Sankuru. La justice, rappelait Hannah Arendt, repose sur la responsabilité morale de ceux qui la servent. Lorsque la robe parle mal de l’homme qui la porte, c’est la confiance sociale qui se fissure silencieusement.

RTNC /VF7, via voltefceinfos7.com

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